NICE : Pollution de l’air – Un nuage de sable d…
Partager :
NICE : Pollution de l’air – Un nuage de sable du Sahara place les Alpes-Maritimes en alerte
En raison d’un nuage de sable saharien, la préfecture des Alpes-Maritimes active une alerte à la pollution pour les 27 et 28 mai.
Un important nuage de particules désertiques en provenance du Sahara survole actuellement une grande partie de la France, affectant particulièrement la région Sud. Face à une augmentation significative des concentrations de particules fines (PM10) mesurées le 26 mai, la préfecture des Alpes-Maritimes a déclenché une procédure de gestion de cet épisode de pollution atmosphérique. Les niveaux mesurés présentent un risque important de dépasser le seuil réglementaire journalier fixé à 50 µg/m³, une situation aggravée par des niveaux d’ozone déjà élevés qui contribuent à rendre la qualité de l’air globalement « mauvaise » sur le département.
En conséquence, un dispositif en deux temps est mis en place pour informer la population et limiter l’impact de cet épisode.
Un dispositif progressif sur deux jours
La réponse des autorités est graduée. Pour la journée du mercredi 27 mai 2026, la procédure « Information-Recommandations » est activée. Elle vise principalement à sensibiliser les citoyens, et plus particulièrement les personnes les plus fragiles, aux risques encourus et à les inciter à adapter leur comportement.
Face à la persistance attendue de cet épisode, le dispositif sera renforcé le jeudi 28 mai 2026 avec le déclenchement de l’alerte de niveau 1. Cette seconde étape s’accompagne de mesures réglementaires plus contraignantes visant à réduire les sources d’émission de polluants sur l’ensemble du territoire départemental. L’objectif est de limiter la durée et l’intensité du pic de pollution.
Recommandations sanitaires pour les populations fragiles
Les autorités sanitaires insistent sur la vigilance à l’égard des populations vulnérables et sensibles. Celles-ci incluent les femmes enceintes, les nourrissons et enfants de moins de 5 ans, les personnes de plus de 65 ans, ainsi que celles souffrant de pathologies cardiovasculaires, d’insuffisance cardiaque ou respiratoire, ou encore les personnes asthmatiques.
Il est recommandé à ces personnes de :
– Réduire, voire éviter, les activités physiques et sportives intenses, en plein air comme en intérieur.
– Éviter de se déplacer sur les grands axes routiers et à leurs abords, surtout durant les périodes de pointe.
– Limiter les sorties durant l’après-midi, période où la concentration de polluants peut être maximale.
– En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, il est impératif de prendre conseil auprès d’un pharmacien ou de consulter un médecin.
Pour l’ensemble de la population, il est conseillé de privilégier les sorties brèves et celles demandant le moins d’effort. Il reste important de continuer à aérer les locaux au moins 10 minutes par jour.
Des mesures contraignantes pour limiter les émissions
Avec le passage en alerte de niveau 1 jeudi, des mesures de restriction s’appliqueront à plusieurs secteurs :
– Transports : La vitesse maximale autorisée sur les routes sera abaissée de 20 km/h, sans toutefois descendre en dessous de 70 km/h. Les navires de mer et bateaux fluviaux à quai devront se raccorder électriquement pour cesser d’utiliser leurs groupes électrogènes. Il est demandé à tous de limiter l’usage de la voiture et de privilégier le covoiturage, les transports en commun ou les modes de déplacement non polluants comme la marche ou le vélo.
– Industrie, agriculture et résidentiel : Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) devront appliquer les prescriptions prévues en cas de pic de pollution. Les activités agricoles telles que l’épandage de fertilisants et l’écobuage seront suspendues. Pour les particuliers et les collectivités, l’utilisation d’appareils de chauffage au bois non performants sera interdite, et il est demandé de reporter les travaux de jardinage avec des outils non électriques ou l’utilisation de produits à base de solvants.
Pour suivre l’évolution de la situation, les citoyens peuvent consulter le site d’AtmoSud (https://www.atmosud.org/). Des informations complémentaires sont également disponibles dans le guide « Questions réponses Air extérieur et santé » du ministère de la Santé.
via Press Agence.

