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TOULON : François de Canson : « L’IA représente des centain…

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TOULON : François de Canson : « L’IA représente des centaines d’emplois qualifiés »

François de Canson, vice-président de la Région Sud, a rappelé les enjeux de l’IA embarquée à l’occasion de la remise des Trophées Var Matin.

De toute évidence, ce 8 décembre 2025 n’était pas un préambule, c’était un signal politique et économique. Le signal que la région Sud et Var n’attendent pas de permission pour entrer dans le 21ème siècle technologique.

C’est ce qu’assure, avec confiance, François de Canson : « La Région Sud et le Var y entrent par la grande porte, avec l’énergie calme de ceux qui savent où ils vont et la détermination tranquille de ceux qui ne se laisseront pas doubler. La French Tech, dans cet élan, joue un rôle essentiel. Elle connecte, révèle, accélère, fédère, et permet à des entrepreneurs, des PME et des startups de porter des innovations qui deviennent des références. Nous parlons, par exemple, d’intelligence artificielle embarquée.

Et si cette expression peut sembler technique, elle porte en réalité un imaginaire immense, une révolution silencieuse : celle où l’IA quitte les laboratoires, les serveurs, les bureaux, pour devenir mobile, autonome, embarquée dans les systèmes, les navires, les drones, les robots, les armes, les véhicules ».

Bref, une IA qui agit, qui ose, qui assume sa place dans le réel, là où se jouent les risques, les missions, les destins. Une IA optimisée, sobre, parce qu’elle doit faire mieux avec moins — elle est, à sa manière, une réponse à la transition écologique numérique.

L’EXCELLENCE N’EST PAS UN LUXE.

Le vice-président de la Région reprend : « A Toulon, ville de mer, de défense, d’innovation, où l’on conçoit et où l’on fabrique des systèmes complexes, vitaux, exigeants, où l’on ne peut pas se contenter de technologies décoratives. Ici, quand une technologie échoue, ce n’est pas un clic qui dysfonctionne, c’est une mission, un navire, une frontière, un équipage.

L’excellence n’est pas un luxe. Elle est une condition de sécurité nationale. Et, c’est pour cela que l’IA embarquée trouve son épicentre naturel, comme si cette terre de marins et d’ingénieurs, habituée à affronter le vent, le sel, et l’imprévisible, portait en elle une vocation à dompter la complexité ».

Car, le Var concentre des acteurs majeursde l’économie du 21ème siècle : STMicroelectronics (Édouard Dulau), Naval Group (Sébastien Rousset), 21ème RIMA (colonel Delort), Université de Toulon (Xavier Leroux), l’ISEN Méditerranée (Agnès Laville), les équipes de l’État (Isabelle Lebreton) et l’étude financée par l’ANCT (présentée par Céline Brunet) pour la création d’un Centre International de l’IA Embarquée Maritime.

Ce tissu d’excellence repose aussi sur des PME, des start-ups, des entrepreneurs audacieux, qui travaillent dans l’ombre et inventent les briques technologiques dont tout dépendra demain.

En charge de l’attractivité à la Région, François de Canson le sait très bien : « Elles sont le cœur battant de notre compétitivité.

Peu de territoires en France peuvent aligner une telle intensité de compétences, de recherche, d’industrie, de défense et de formation. Ce n’est pas un hasard. C’est un capital.

Et dans un monde de compétition exacerbée, le capital, il faut le transformer en puissance. Ceux qui ne le feront pas seront relégués à la périphérie de l’histoire.

Nous vivons un moment où l’histoire s’accélère, où les nations se redéfinissent non plus seulement par leur sol, leur PIB, ou leur armée, mais par leur capacité à produire, maîtriser et intégrer des technologies qui donnent un avantage décisif.

L’IA est à la fois une force économique, une arme stratégique, un accélérateur de productivité, un vecteur de transformation sociale, un enjeu de souveraineté européenne, et, osons le dire, un révélateur de volonté politique.

Ceux qui avanceront pourront être puissants. Ceux qui hésiteront seront dépendants. Et dans ce monde qui redistribue les cartes, la passivité n’est pas une option ».

UN PLAN OFFENSIF.

C’est dans cette perspective que le président de la Région, Renaud Muselier, a engagé la Région dans un plan offensif avec SUD IA, doté de 70 millions d’€ sur cinq ans, pour mettre l’IA au service de la population, la rendre accessible à tous, et faire de la région un leader français. Ce plan est un acte de confiance, un acte de protection, et un acte de conquête.

Son message est clair. Les progrès technologiques doivent être des moteurs, et non des freins, au développement de la Région et de son économie.

« Et, il faut les saisir pendant qu’il en est encore temps, parce que l’IA représentera demain des centaines d’emplois qualifiés, peu délocalisables, qui feront vivre nos entreprises, nos familles, nos territoires. Et cette ambition ne pourra se déployer que si nous répondons au défi le plus essentiel : le talent humain.

Pas seulement des ingénieurs de très haut niveau, mais aussi des techniciens, des opérateurs, des analystes, des programmeurs, des mainteneurs.

L’IA embarquée ne dépendra pas uniquement de technologies.

Elle dépendra de compétences, de formations, de parcours, de vocations, de passions. Elle dépendra de l’humain, de sa capacité à apprendre, à s’adapter, à comprendre ce qu’aucune machine ne comprendra jamais : la nuance, le doute, le sens.

Et, nous devons faire en sorte que les femmes trouvent pleinement leur place dans ces métiers d’avenir. Cela exige une convergence entre l’Université, les écoles d’ingénieurs, les laboratoires, les industriels, les armées, les collectivités publiques ».

« Si nous voulons être acteurs du monde qui vient, pas ses spectateurs, alors allons-y ensemble, avec audace », a conclu, avec optimisme, François de Canson.

Photo CRT.

En présence de :

Michel RUBINO,

Des représentants de la French Tech Toulon et de Var Matin.