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TOULON : Edito Une trêve des confiseurs, pourquoi faire ?

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TOULON : Edito Une trêve des confiseurs, pourquoi faire ?

La France, en célébrant Noël, commémore la nativité, la naissance de Jésus Christ.

C’est l’une des fêtes de fin d’année les plus importantes pour les chrétiens, mais pas seulement.

Parce que la France est, certes, la fille aînée de l’Église. Un élément réaffirmé dans le discours sur la vocation de la nation française du père dominicain Lacordaire, qu’il avait prononcé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris qui vient de rouvrir ses portes le 7 décembre, après cinq ans de travaux.

Le choix de la date de Noël (25 décembre) est attribué à Constantin, empereur romain, qui s’est converti au christianisme au 4ème siècle après J-C. Il souhaitait que tous les Romains en fassent autant. Comme dirait Eric Zemmour : « A Rome, fait comme les romains » !

Depuis son appropriation par la culture chrétienne, Noël est devenu une fête religieuse. Son message de paix a un impact culturel profond dans notre société, invitant à réfléchir sur des valeurs essentielles (encourager la solidarité et l’empathie envers autrui, la compassion, la générosité et la paix).

Pourtant, l’ONG Portes Ouvertes fait état d’un bilan catastrophique : « C’est une année marquée par des violences contre les chrétiens. 365 millions de chrétiens sont persécutés et discriminés dans le monde. Cela représente un chrétien sur sept qui ne bénéficie pas de liberté religieuse.

En 2023, 4 998 chrétiens ont été tués (soit plus de 13 par jour), 3 906 ont été kidnappés (dont 3 300 au Nigeria) et 4 125 sont détenus dont plus de la moitié en Inde. Le Nigeria où un massacre a fait 200 morts lors de la Noël 2023 est, particulièrement, pointé du doigt.

Dans vingt pays depuis 2015, la Red Week sensibilise sur la persécution des chrétiens à travers le monde. Ainsi, Notre-Dame de Paris a été illuminée de rouge le 20 novembre.

Rouge, c’est la couleur du sang des martyrs.

« Notre première mission est d’alerter sur la persécution des chrétiens dans le monde, qui augmente dans l’indifférence générale », décrypte Benoît de Blanpré, directeur de l’Église en détresse (AED) à l’origine de cette initiative.

Des forces obscures et des irresponsables poussent à la guerre partout sur la planète que ce soit sur le front russo-ukrainien, dans le conflit israélo-palestinien, en Arménie.

Bref, nous sommes bien loin d’une trêve, de celui qui a donné sa vie pour nos péchés et de son message d’amour : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé ».

Quant à la fameuse trêve des confiseurs dont on nous rebat les oreilles dans les médias, à les écouter, l’expression pourrait fait croire que les confiseurs vont se reposer. En fait, c’est tout le contraire ! Il s’agit, plutôt, d’une trêve politique durant la fête de Noël et la célébration de la nouvelle année. Dans un passé déjà lointain, elle visait à laisser libre cours à l’économie et à ne pas nuire au commerce de détail. Ce n’est plus vraiment d’actualité.

A l’Assemblée nationale également, la fameuse trêve des confiseurs a disparu. Le débat politique est médiocre et parfois violent avec un niveau des parlementaires insignifiant. L’idée d’une trêve n’a plus de sens ! Pourquoi faire d’ailleurs ?

En attendant, l’équipe de La Gazette du Var vous souhaite un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année.

Bernard BERTUCCO VAN DAMME (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).