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TOULON : Coup de semonce de la CPME

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TOULON : Coup de semonce de la CPME

La CPME alerte, en vain, sur les inquiétudes mais également sur l’exaspération grandissante des dirigeants de TPE-PME qui se battent au quotidien pour faire vivre et développer leur entreprise en France.

C’est maintenant à ceux de grandes entreprises de se faire entendre. Combien faudra-t-il de délocalisations, de disparitions d’entreprises et de chômeurs supplémentaires pour qu’on comprenne que l’alerte du monde patronal est sérieuse, plaide le syndicat. Si les grandes entreprises et les TPE-PME sont différentes à bien des égards, elles contribuent à faire vivre le tissu économique français à travers les territoires. Les unes comme les autres sont confrontées à la même avalanche de normes et de lourdeurs administratives, à la même instabilité fiscale et règlementaire, à la même augmentation larvée du coût du travail. Le diagnostic est désormais connu.

Le déficit public asphyxie chaque jour davantage le monde entrepreneurial. Et pourtant, la réforme de l’action publique est constamment repoussée. En 2025, les dépenses publiques vont continuer à augmenter et la pression fiscale sur les entreprises va, contrairement aux promesses, s’accentuer. Parallèlement, les textes encadrant les moindres faits et gestes des entreprises se multiplient. Alors que la nouvelle administration américaine annonce un plan de 500 milliards de dollars pour le déploiement de l’intelligence artificielle (IA), l’Europe adopte un « IA act » pour règlementer son utilisation et la France, jamais à la traîne, imagine une « charte d’engagement pour une IA responsable et inclusive ». Tout est dit. Deux salles, deux ambiances. Il est temps pour la CPME que les décideurs politiques comprennent que leurs atermoiements sont suicidaires pour notre économie, pour les grandes comme pour les petites entreprises, et pour ceux qui les font vivre au quotidien. Il ne s’agit pas d’un appel au secours mais d’un coup de semonce.

Pour le MEDEF, la France est toujours sous surveillance de ses créanciers

 La confiance que nous accordent nos créanciers dépendra de notre capacité à mettre en oeuvre les réformes structurelles et à maintenir notre stabilité financière, affirme le MEDEF. Avec 54% de la dette publique française détenue par des créanciers étrangers, la France reste sous surveillance. Raison(s) de plus pour mettre en œuvre de vraies réformes structurelles. Si l’on observe la répartition de l’effort, il y a 13 milliards à la charge des entreprises, quand en parallèle la dépense publique continue d’augmenter en 2025. Quand l’Etat se dit dans l’incapacité de supprimer 4000 emplois dans l’éducation nationale (sur plus d’un million de fonctionnaires), 117 000 emplois sont supprimés dans le secteur privé au quatrième trimestre ! C’est l’administration de l’administration de l’Etat qu’il faut réduire, pas les postes de premières lignes (enseignants, soignants, forces de l’ordre). La France a besoin d’un Etat frugal parce que la variable d’ajustement en ce moment, c’est l’économie. En matière de compétitivité, l’Europe et en particulier la France pâtissent des niveaux salariaux et de la surrèglementation européenne. Face à l’appétit de ses concurrents, l’UE décroche et devient de moins en moins attrayante. En Europe, les coûts de production sont deux fois plus élevés qu’en Asie. En France, le problème ne porte pas tant sur le niveau de salaire, mais sur l’écart entre le brut et le net. Le coût salarial est trop élevé quand le net est trop faible.

La priorité doit être à la simplification de la bureaucratie et des réglementations à visées sociétales et environnementales. Si nous ne parvenons pas à atteindre nos objectifs communs de simplification, comment espérer une action efficace dans des domaines plus complexes tels que l’IA, la défense ou les politiques vertes, s’interroge le MEDEF pour mieux y répondre et faire entendre ses revendications au service de l’intérêt général.

SOURCE : UNION – La lettre patronale d’information(s).