TANNERON : Lisa VESCOVI, une nouvelle génération dans les c…
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TANNERON : Lisa VESCOVI, une nouvelle génération dans les champs de mimosa
Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.
Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.
Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !
Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.
LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :
Bormes-Les Mimosas
Rayol-Canadel sur Mer
Sainte-Maxime
Saint Raphael
Tanneron (Pays de Fayence)
Mandelieu-La Napoule
Pégomas
Grasse (Pays de Grasse)
Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.
Lisa Vescovi, une nouvelle génération dans les champs
Le mimosa, c’est sportif. Cela tombe à pic, Lisa Vescovi maîtrise les deux. A moins de trente ans, elle est un symbole d’une nouvelle génération de mimosistes qui s’installent dans une profession que beaucoup croyaient condamnée à disparaître. « J’ai fait cinq années d’études pour devenir prof d’EPS, puis il y a eu le Covid et une remise en question, confie-t-elle. Je n’avais pas envie que la production se perde, mes cousins n’avaient pas dans l’optique de reprendre. Il fallait que quelqu’un continue. En plus, c’est quelque chose qui m’a toujours plu ». La jeune femme a donc changé de voie pour suivre les traces familiales commencées dans les années 1920.
Ses arrière-grands-parents Jacques et Eléonore Vescovi arrivent, à cette période, dans le massif du Tanneron. Rapidement, ils achètent des terres et lancent la production du végétal qui faisait ses premières pousses dans la région. Deux de leurs trois enfants, Fernand et Jean, leur succèderont. Puis les descendants de Jean reprendront le flambeau à leur tour : Patricia, toujours en activité, Patrick et Daniel (le père de Lisa). Chaque génération a transmis à l’autre son savoir-faire et les techniques du métier ainsi que la vieille forcerie toujours en pleine forme. Si la bonne circulation des compétences au fil du temps est une chose, exploiter, commercialiser, gérer une entreprise agricole et survivre dans une filière piégeuse en est une autre. Lisa Vescovi a décidé de reprendre de nouvelles études en vue d’obtenir un Brevet professionnel de responsable d’entreprise agricole (BPREA) qu’elle a effectué en apprentissage chez son père. Depuis novembre 2023, elle est à la tête de quatre hectares où pousse également de l’eucalyptus. Contrairement à de nombreux confrères, l’agricultrice ambitionne de privilégier le mimosa, « plus dur à travailler, dit-elle, mais il sera d’autant plus valorisé car moins de gens le font ».
Pour réussir « son pari », elle n’hésite pas à bousculer le modèle économique classique en s’extirpant, à sa manière, de la seule vente aux grossistes « qui tirent trop souvent les prix et la qualité vers le bas ». « J’avais mes cours à ADFPA de Gap, je rentabilisais mes trajets en vendant des bouquets directement aux fleuristes. Le bouche à oreilles a fonctionné. Au final, je me suis dirigée petit à petit vers la vente directe dans ces commerces. Elle représente actuellement 80% de mon activité », explique-t-elle. Son choix, assumé, nécessite cependant de gros efforts sur la commercialisation et un démarchage actif auprès des magasins. Du labeur et 23 des heures, pour la bonne cause. Car cette fleur a un avenir tout autant radieux que le jaune vif de ses glomérules estime Lisa Vescovi : « Il y a vraiment quelque chose à faire avec le mimosa, les gens adorent ça ! »