Passer au contenu principal

SÃO BERNARDO DO CAMPO : Daniel Melim : « Cette exposition e…

Partager :

SÃO BERNARDO DO CAMPO : Daniel Melim : « Cette exposition est un dialogue entre la ville, l’œuvre et le public »

À São Bernardo do Campo, important pôle industriel situé en périphérie immédiate de São Paulo (Brésil), la Pinacoteca inaugure ce samedi une exposition immersive consacrée à l’artiste Daniel Melim, figure majeure de l’art urbain brésilien.

Du 31 janvier au 28 mars 2026, la Pinacoteca de São Bernardo do Campo accueille « Reflexos Urbanos : a arte de Daniel Melim » (Reflets Urbains : l’art de Daniel Melim). Sous le commissariat du chercheur Baixo Ribeiro et produite par Paradoxa Cultural, cette exposition rassemble un ensemble de douze œuvres, dont huit créations inédites, invitant le visiteur à plonger dans l’univers graphique de cet artiste né dans la ville en 1979.

Une immersion dans le processus créatif.

L’exposition a été conçue comme une « introspective », recréant une partie de l’atelier de l’artiste au sein même de l’espace muséal. La scénographie vise à connecter le passé et le présent de Daniel Melim, en juxtaposant des pièces historiques de sa trajectoire à de nouvelles productions. Parmi les pièces maîtresses figure une peinture grand format de 2,5 mètres sur 12, ainsi qu’un projet de mural collectif qui sera réalisé in situ tout au long de la durée de l’exposition.

L’objectif est d’aborder le rôle de l’art urbain dans la construction des identités collectives et l’occupation symbolique de l’espace public, tout en relevant le défi d’intégrer ces codes de la rue dans une institution culturelle.

Le pochoir comme vecteur de narration.

Daniel Melim est reconnu pour son usage distinctif du pochoir (stencil) et ses critiques de la société de consommation, utilisant une esthétique empruntée à la publicité et au graphisme populaire. « Je me suis toujours intéressé à la relation entre l’art et l’espace urbain. Le pochoir a été mon premier langage et reste le point de départ pour créer des récits visuels qui dialoguent avec la vie quotidienne. Cette exposition porte sur ce dialogue : ville, œuvre et public », explique Daniel Melim.

Dans cette logique participative, un mur collaboratif permettra aux visiteurs d’expérimenter les techniques du pochoir et du collage (« lambe-lambe »), transformant le spectateur en co-auteur.

Un retour aux origines.

Pour l’artiste, qui a débuté à la fin des années 1990 dans les rues de la région dite de l’ABC Paulista, cet événement revêt une dimension personnelle particulière. « Cette exposition individuelle est une façon de me reconnecter avec l’endroit où tout a commencé. São Bernardo do Campo a été ma première école d’art, non seulement par la faculté, mais par la rue, les murs, les grèves que j’ai vues enfant. Cette expérience a formé ma vision du monde. Ramener ce travail ici, dans l’espace de la Pinacoteca, c’est comme ouvrir mon atelier à la ville qui m’a tant accueilli et fait grandir », confie l’artiste.

Un artiste de renommée internationale.

Diplômé en éducation artistique, Daniel Melim a vu ses œuvres exposées dans des institutions prestigieuses telles que le MASP (Musée d’Art de São Paulo), la Fondation Iberê Camargo ou encore le Musée de la Solidarité Salvador Allende au Chili. En 2025, il a notamment participé à une résidence artistique à Paris dans le cadre de l’Année du Brésil en France.

Parallèlement à sa carrière internationale, il maintient un fort engagement local via le projet « Jardim Limpão », apportant art et formation aux communautés périphériques.

L’exposition est soutenue par la Politique Nationale Aldir Blanc et le secrétariat à la Culture de l’État de São Paulo. Un teaser de la production des œuvres est visible ici (https://drive.google.com/file/d/16Bzbr8TrR053S1o6g9cigtahKX0nfc8x/view?usp=drivesdk).

Informations pratiques.

L’exposition se tiendra à la Pinacoteca de São Bernardo do Campo (Rua Kara, nº 105, Jardim do Mar) du 31 janvier au 28 mars 2026.

Entrée gratuite.

Plus d’informations sur le site de l’artiste : https://www.melim.art.br/