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SAINT TROPEZ : L’Hôtel de Paris Saint-Tropez et «Le…

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SAINT TROPEZ : L’Hôtel de Paris Saint-Tropez et «Les Conversations d’Agnès» reçoivent Patrick Mahé

Il était une fois un monde sans télévision, un monde sans réseaux sociaux, réseaux a-sociaux dirait Patrick Mahé ou encore réseaux pour cas sociaux étrillés par celui qui vient de nous livrer sur un plateau d’argent son 68ème livre : « La Légende de Paris Match » paru aux éditions Plon à l’occasion du 75ème anniversaire du plus grand hebdomadaire français né le 26 mars 1949 sous l’impulsion de l’industriel Jean Prouvost : Paris Match.

A l’époque, les gens lisent et les postes de TV ne sont pas encore entrés dans les foyers français. Pour preuve, le jeune Patrick Mahé est, dès ses premières années, biberonné au whisky (origines irlandaises obligent) mais aussi et surtout à la presse écrite puisque France-Soir, Jour de France et Paris Match sont à portée de menotte d’un enfant déjà curieux frappé par la mort de Jean-Pierre Pedrazzini, photographe tué par une rafale russe à Budapest, dont le profil de « jeune dieu sur les draps blancs de l’hôpital » restera marqué dans son esprit. Ainsi que le récit qui l’accompagne.

« Le poids des mots, le choc des photos » venait de faire son effet, Patrick avait 9 ans.

Vingt-cinq ans plus tard, et après des débuts dans la presse écrite aux service sport puis « info géné » de France-Soir il est repéré par l’immense Roger Thérond, dit l’Oeil de Paris Match, pour un reportage à Glasgow sur un match de foot qui n’a jamais eu lieu, épisode fâcheux dont il se sortira en improvisant un papier sur la météo et la vie des arbitres en panne de match. Bingo ! Au lendemain de son retour d’Écosse, il est convoqué par celui qui deviendra son mentor, et l’aventure commence.

L’aventure d’une vie, 22 ans de Paris Match au compteur, qui lui permettent de nous offrir aujourd’hui, sous forme d’abécédaire, un livre passionnant, vibrant, fait d’anecdotes, d’histoires d’hommes et de femmes qui font l’étoffe des grands journalistes : reporters de guerre, portraitistes, chroniqueurs, photographes, paparazzis, chercheurs d’or et de scoops, de Une et d’exclusivités, d’histoires vraies et de confidences, témoins précieux de nos vies et des moments qui les ont marquées : à commencer par la photo de Maurice Herzog en 1950 au sommet de l’Annapurna qui mis le Journal sur le chemin du succès – « le sort avait choisi notre camps, il ne nous a plus quitté » dit justement Patrick Mahé mais aussi les premiers pas d’Amstrong sur la lune, la mort de Mao, celle d’Edith Piaf, de Kennedy, de Diana, ou encore de la Reine d’Angleterre, les enfants cachés (Mazarine) ou les idylles secrètes (Giscard, Hollande) ou contrariées (Sarkozy) de nos Présidents, les drames contemporains (le 11 septembre, le 13 novembre, le 7 octobre), les faits divers (l’affaire Grégory, l’affaire Roman ou Dupont de Ligonnès), les enlèvements qui nous ont tenus en haleine (Le Baron Empain, Patricia Hearst), les mariages princiers (Grace Kelly et le Prince Rainier) les mariages à répétition (Johnny ou Eddie Barclay) les voyous populaires (Mesrine) les stars du ballon rond (Zidane) des affaires qui tournent pas rond (Tapie) sans oublier nos vedettes chéries : Bardot bien sûr dont Patrick Mahé fut l’agent littéraire en 95-96 pour sa bio « Initiales B.B. » qu’elle a intégralement écrite et totalement refusé de vendre à « ces cons d’amerloques », Johnny, recordman des couvertures de Paris Match devant Delon ou Bebel réconciliés grâce à l’hebdo mais aussi Deneuve, Adjani, Marceau, Paradis…

Au total 4 000 numéros ou presque, avec à chaque bouclage, la question immédiate de la nouvelle Une. Avec, à chaque retour de reportage, l’envie de se retrouver au journal, devenu la vraie famille de ce monde de passionnés, d’engagés pour l’info, sa primeur, son authenticité.

Une famille Paris Match également composée de millions de lecteurs et ce de générations en générations. En écho à la formule de Jean Prouvost :

« Paris Match, Le journal de la famille ».

Alors ne vous étonnez pas si Patrick Mahé par ailleurs passé par 10 ans de Télé 7 Jours, quelques années de magazine Première, auteur de 67 livres, créateur du Salon du livre de Bretagne depuis 2007, éditeur aux Éditions du Rocher et dans sa propre maison d’édition Lincoln fondée avec son deuxième mentor Daniel Filipacchi (autre patron emblématique du magazine) membre du Prix des Hussards fraichement couronné du Prix spécial pour son dernier opus et conseiller municipal à Vannes vous répond quand vous lui posez la question : « Est-ce que vous pensez encore à Paris Match en vous rasant le matin ? » : « Oui j’y pense matin, midi et soir » .

Paris Match c’est ça, un Journal pour la vie…

Agnès Bouquet