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SAINT GAUDENS : Le street art s’affiche

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SAINT GAUDENS : Le street art s’affiche

Pour préparer la Semaine des cultures urbaines, qui aura lieu du 28 mai au 2 juin, une dizaine de jeunes de 11 à 17 ans se sont initiés aux différentes techniques d’art urbain : dessin, pochoir, bombe, collage…

Le 29 mai, ils investiront une vitrine vide d’un commerce du centre-ville de Saint-Gaudens, pour y afficher leurs revendications artistiques.

C’est le dernier après-midi, la dizaine de jeunes orientés par la Maison des solidarités, le Centre social Azimut, la MJC et le Club de prévention ont encore beaucoup à peindre. Sur les grandes tables s’étalent des silhouettes en papier cartonné, on devine un ours blanc et un pangolin géant : « Avant tout, on a discuté ensemble du message qu’ils souhaitaient transmettre, et deux sujets sont ressortis : l’écologie et les discriminations, explique Lucce, l’artiste plasticienne.

Écologie et lutte contre les discriminations

La liberté créative est primordiale dans le street-art, chacun s’exprime comme il le veut. Les jeunes ont décidé de mixer ces deux thèmes, ils ont choisi deux espèces animales en voie d’extinction ». « Il y aura aussi des fourmis qui insultent l’ours et le pangolin, on les a créées hier », complète Samet, 11 ans. « Oui, les fourmis représentent un groupe social organisé et uniforme, l’effet de masse », poursuit Lucce tout en ouvrant les pots de peinture. Elle commence le mélange des couleurs.

Sorelle, 13 ans, très appliquée, n’a pas lâché le pinceau : « Tout m’a plu dans cet atelier, j’aime les activités artistiques, pourtant je n’en fais pas du tout chez moi ». Lucce leur apprend les dégradés de couleurs. Mylène, 13 ans, termine les écailles du pangolin : « Je vais du violet au noir, je dois peindre par touches et apporter de la lumière. J’adore peindre, mais je n’avais aucune technique avant ». « Ça n’a duré que trois jours, c’est trop court, l’ambiance était trop bonne », lâche Ryad.

« J’adore peindre, mais je n’avais aucune technique avant »

« Cet atelier a permis de créer du lien entre les jeunes des différentes structures », constate Sylvie, représentante de la Maison des Solidarités. « L’idée, c’était en effet de mobiliser plusieurs services du Conseil départemental ainsi que des relais jeunesse partenaires, explique Marion Brossard, chargée de production à la Direction des arts visuels et vivants du Département. On est très contents qu’ils se soient autant investis, cela participe à la démocratisation de la culture par le biais d’un art qui leur est proche ».

Les silhouettes sèchent, les jeunes se quittent. Ils n’ont qu’une hâte, se retrouver lors de la restitution prévue le 29 mai pour afficher en grand le fruit de leur réflexion artistique et collective.

SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne.