ROUEN : Normandie Impressionniste – L’art contemporain célèbre le centenaire de Monet
Jusqu’au 27 septembre, le festival Normandie Impressionniste rend hommage à Monet avec des œuvres contemporaines monumentales dans toute la région.
Lancée le 29 mai dernier, la 6ème édition du festival Normandie Impressionniste se déploie jusqu’au 27 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire normand, de Rouen au Mont-Saint-Michel, en passant par Le Havre et Giverny. Cette année, l’événement prend une dimension particulière en célébrant le centenaire de la disparition de Claude Monet, non pas à travers une rétrospective classique, mais par un dialogue audacieux et exclusif avec les plus grands noms de la création contemporaine. Une programmation dense qui a déjà ravi ses premiers visiteurs.
Un hommage résolument tourné vers l’avenir
Pour cette édition spéciale, le festival fait le pari d’une programmation 100 % contemporaine, une première dans son histoire. L’objectif est de mettre en lumière l’héritage de Monet, qui, par son travail sur la lumière et la couleur, a ouvert la voie à l’abstraction et à la modernité. Philippe Platel, directeur général et artistique du festival, assume ce choix éditorial fort.
« On ne le dit jamais assez, alors répétons-le : Monet a projeté l’histoire de l’art dans la modernité et l’abstraction », souligne Philippe Platel.
En invitant des figures majeures de la scène artistique actuelle, Normandie Impressionniste souhaite utiliser la popularité du mouvement impressionniste comme une passerelle pour initier un public large, parfois novice, aux langages de l’art d’aujourd’hui. Un pari réussi lors de l’édition 2024, qui avait attiré 2 millions de visiteurs, dont 70 % découvraient le festival pour la première fois.
Des installations spectaculaires dans des lieux emblématiques
Le parcours artistique 2026 est jalonné de 73 projets répartis dans 43 communes. Parmi les œuvres phares, l’artiste dissident chinois Ai Weiwei présente pour la première fois en France ses monumentaux Water Lilies, une réinterprétation des Nymphéas composée de 650 000 briques LEGO®, exposée dans la nef du MuMa au Havre.
Au Mont-Saint-Michel, le maître des explosions pyrotechniques Cai Guo-Qiang investit l’abbaye avec Radiance of Spring, une exposition de peintures réalisées à la poudre à canon et inspirées par le jardin de Giverny. À Honfleur, la pionnière de l’art environnemental Fujiko Nakaya, âgée de 92 ans, enchante le Jardin des Personnalités avec Fog Tree #07031, une sculpture de brouillard éphémère qui dialogue avec la lumière de l’estuaire de la Seine.
Rouen n’est pas en reste, avec l’installation poétique Meadow du collectif néerlandais DRIFT, un jardin suspendu de lustres-fleurs lumineux qui flotte dans l’église Sainte-Croix-des-Pelletiers, rouverte au public pour l’occasion. La façade de la cathédrale, immortalisée par Monet, s’anime quant à elle grâce au spectacle « Cathédrale de lumière » imaginé par l’artiste japonaise Mika Ninagawa.
Le jardin comme refuge et acte de résistance
Le thème de cette édition, « Un possible jardin », explore la relation complexe entre l’Homme et la nature, l’artifice et le naturel. Il fait écho à l’attitude de Monet lui-même qui, pendant la Première Guerre mondiale, continuait de peindre dans son jardin de Giverny, un acte que son ami Georges Clemenceau qualifiait de résistance : « Monet dans son jardin, c’est lui qui est en première ligne ».
Ce festival propose ainsi une réflexion sur le jardin comme espace intime, lieu de reconnexion au vivant et de résilience face aux troubles du monde contemporain. Cette démarche se traduit par une forte présence des œuvres dans les parcs et jardins de Normandie, avec 32 projets en extérieur, dont une grande partie en accès libre, affirmant la vocation de démocratisation culturelle de l’événement. Avec 35 événements entièrement gratuits, Normandie Impressionniste confirme son statut de rendez-vous culturel majeur et accessible à tous.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

