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PARIS : Max BAUER s’indigne de « la hausse des profan…

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PARIS : Max BAUER s’indigne de « la hausse des profanations d’églises en France »

Face à la hausse des profanations d’églises en France, le Pape François et les évêques ont exprimé leur indignation et appelé à l’action, comme l’annonce Max Bauer, syndicaliste agricole.

« La profanation de l’église Saint-Pierre-ès-Liens à Mérens (Lot-et-Garonne), découverte saccagée ce lundi de Pentecôte, vient une nouvelle fois mettre en lumière la hausse inquiétante des actes antichrétiens en France et en Europe. Statues brisées, objets liturgiques jetés à terre, mobilier renversé : pour les autorités ecclésiastiques, ces actes ne sont pas de simples dégradations mais des profanations qui touchent au cœur du sacré et suscitent l’indignation jusqu’au Vatican », raconte Max Bauer.

Une hausse alarmante des actes antichrétiens

« Les chiffres officiels confirment une tendance préoccupante. Selon une réponse du ministère de l’Intérieur datant de janvier 2026, 411 actes antichrétiens ont été recensés sur le territoire français entre janvier et août 2025, marquant une augmentation de 13 % en un an. Plus grave encore, les atteintes directes aux personnes ont doublé sur cette même période.

Le phénomène dépasse les frontières nationales. À l’échelle européenne, l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe (OIDAC) a dénombré 2 444 actes antichrétiens dans 35 pays pour la seule année 2023. La France y occupe une place particulièrement sombre, concentrant à elle seule près de 1 000 de ces attaques, dont 90 % visent des églises et des cimetières », déplore encore le syndicaliste agricole, engagé dans la politique du territoire.

L’indignation des plus hautes autorités religieuses

Catholique pratiquant Max Bauer reprend :  « Face à cette vague de profanations, la colère et l’incompréhension grandissent au sein de l’Église. Les évêques français, par la voix de Mgr Nicolas Souchu, évêque de Nice, rappellent la gravité de ces gestes.

« Chaque église est consacrée à Dieu. Ce qui s’y produit est une profanation, une atteinte directe au sacré. Nous ne pouvons pas nous habituer à cela », a-t-il déclaré.

L’onde de choc a atteint Rome, où le Pape François a exprimé sa consternation avec une fermeté rare. Dans une interview accordée au quotidien *Al-Ittihad* des Émirats arabes unis, il a livré un sentiment sans équivoque.

« Je me sens indigné et dégoûté par ces actions », a confié le souverain pontife.

Il a également ajouté une mise en garde plus large sur le respect des croyances.

« Toute liberté d’expression ne doit jamais être utilisée comme une excuse pour mépriser les autres », a, encore ajouté le Pape ».

Un arsenal juridique jugé sous-utilisé

« Pourtant, le cadre légal pour réprimer ces actes existe et prévoit des sanctions sévères. L’article 322-1 du Code pénal punit les dégradations de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Une loi du 3 février 2003 porte ces peines à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende lorsque les faits visent un lieu de culte. Enfin, l’article 32 de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État sanctionne d’un an de prison et 15 000 euros d’amende toute entrave à l’exercice d’un culte.

Cette législation, qui s’appuie sur le principe fondamental de l’article 1er de la même loi de 1905 garantissant « le libre exercice des cultes », peine cependant à se traduire par une réponse pénale jugée suffisante par de nombreux observateurs. Des voix s’élèvent au sein de la communauté catholique pour exiger une application plus stricte des textes, une reconnaissance de la gravité spécifique des profanations, une protection renforcée des édifices religieux et la systématisation des enquêtes. Pour elles, le silence face à ces attaques répétées s’apparente à une forme de complicité qui banalise l’inacceptable et érode le sens du sacré dans la société », conclut, en colère, le syndicaliste, catholique pratiquant à la paroisse de La Garde dans le Var.

Max BAUER, syndicaliste agricole via Presse Agence.