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RAMATUELLE : La recette de ma grand-mère pour affronter l…

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Floriane Dumont
10 Jan 2024

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RAMATUELLE : La recette de ma grand-mère pour affronter l’hiver

Comment nettoyer notre nez pour éradiquer les virus.

C’est passionnant de constater comment toutes les bribes de la mémoire de nos ancêtres continuent de vivre et de s’exprimer en nous. Je n’ai pas connu mon grand-père maternel qui est mort lorsque ma maman avait 17 ans, mais elle m’a souvent parlé de lui. Fils unique d’un grand chercheur et professeur de médecine, le docteur Ernest Onimus, qui a beaucoup travaillé et publié sur l’importance de l’hygiène, notamment le lavage des mains, et également sur l’utilisation de l’électricité dans la médecine (d’après un dictionnaire et une encyclopédie de l’époque, il aurait inventé les rayons X mais son assistant Röntgen serait allé déposer le brevet avant lui, ce qui ne m’étonne guère que mon arrière-grand-père ne se soit pas plus préoccupé de sa notoriété, chercher, réfléchir, expérimenter, trouver, lui apportaient suffisamment de plaisir pour ne pas avoir envie de perdre son temps à courir après les honneurs et la gloire), mon grand-père James Onimus bénéficiait d’une fortune qui lui a permis de ne pas travailler, il était avocat, et de ne s’occuper que de l’éducation de ses cinq filles. Il a épousé ma grand-mère à l’âge de 50 ans alors qu’elle n’en avait que 18.

Les trois passions de mon grand-père étaient la littérature, ami d’Apollinaire, il aidait financièrement de nombreux artistes, la mer, il vivait à Cap-d’Ail, au bord de la Méditerranée, près de Monaco où je suis née, et la diététique. Pas de viande, il respectait trop les animaux, du poisson une seule fois par semaine histoire de ne pas décimer la mer, jamais de gâteaux de pâtissier, trop gras et sucrés, il préférait ceux faits à la maison ou une brioche du boulanger, beaucoup de légumes de son potager qu’il cultivait, de la musique classique qu’il jouait au piano, nager dans l’eau froide pour booster son système immunitaire, marcher chaque jour, se masser le corps régulièrement pour faire circuler l’énergie… Je pourrais citer des dizaines de ses conseils. Mon grand-père était très précurseur et généreux, à force de tout donner, le matériel et l’argent ne l’intéressaient pas, ils étaient juste des moyens pour aider son prochain, à sa mort, juste après la guerre, ma grand-mère qui était une grand-mère enfant à rire tout le temps, s’est retrouvée ruinée, ma mère cousait des jolis petits maillots de bain deux-pièces qu’elle vendait pour l’aider, mais elle a su trouver la force de rester souriante et heureuse.

Mon grand-père m’a certainement transmis mon état d’esprit joyeux qui a toujours recherché la liberté et la foi. Il aurait adoré ma petite Marcelline l’aubergine, j’en suis sûre, et aussi que je sois devenue écrivain, je dois d’ailleurs absolument écrire son histoire, et également que j’aime autant la mer au point de m’y baigner toute l’année, été comme hiver, et bien sûr mon amour pour la nature. Un amour que j’essaye de partager au travers de mes vidéos, de mes textes, de mes romans et de mon association Avec Sylvie on sème pour la vie.

J’aime me souvenir et mettre à profit tous les bons conseils d’hygiène que m’a appris ma mère qu’elle tenait de son père qui devait certainement les tenir de son propre père, comme de retirer ses chaussures et se laver les mains lorsque l’on rentre à la maison, boire un citron pressé à jeun chaque matin dans un grand verre d’eau auquel on ajoute un peu d’eau chaude, faire des exercices de respiration ou tourner ses yeux d’une certaine façon pour se détendre et lutter contre le stress, et également aspirer régulièrement de la vapeur d’eau afin d’affaiblir et éradiquer tous les virus qui logent dans les cavités nasales et qui, suivant votre état de santé ou celui de votre système immunitaire, peuvent descendre au bout de trois jours et attaquer vos bronches.

Sylvie Bourgeois Harel