Skip to main content

RAMATUELLE : En ce 2 décembre, bon anniversaire au capita…

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
2 Déc 2023

Partager :

RAMATUELLE : En ce 2 décembre, bon anniversaire au capitaine Paul WATSON, le grand défenseur des baleines

Paul Watson et Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, au secours des dauphins dont 11300 ont été tués l’année dernière dans le Golfe de Gascogne à cause de la pêche industrielle !

J’ai eu la chance d’avoir pendant presque une année Paul Watson comme voisin. À cette époque, je me partageais entre Paris et le Sud. Nous avons tout de suite sympathisé. Avec son épouse Yana, ils habitaient dans une toute petite maison située juste à côté de mon logement de fonction qui était genre dix fois plus grand que leur habitation, ce qui me gênait terriblement, non pas que j’aie autant de place, mais vu la grandeur d’âme et les combats de Paul, il aurait mérité, lui aussi, de vivre, comme moi, dans un château.

Paul travaillait tout le temps. Il était en permanence sur son ordinateur à organiser les combats de sa flotte de navires et aussi sa défense dans un procès où il était accusé d’éco-terrorisme. Procès qu’il a fini par gagner. Nous parlions souvent autour d’un paquet de chips au vinaigre ou près de la machine à laver le linge qui se trouvait dans le garage entre nos deux maisons. J’adorais voir ses grands tee-shirts Sea Shepherd sécher dans le jardin. J’avais l’impression de faire partie de sa tribu d’hommes et de femmes sans peur capables de se positionner en pleine mer, parfois même la nuit, devant des harpons pour sauver une baleine.

Puis Paul a dû rentrer aux États-Unis. Je me souviens qu’avec Zaz et sa bande venues passer quelques jours dans mon grand logement de fonction, nous l’avions aidé à porter tous ses cartons, de sa maison au camion de déménagement garé un peu plus loin. J’étais triste de le voir partir. Ce n’est pas tous les jours qu’on fait sa lessive avec un aussi grand homme !

Aujourd’hui, j’ai une pensée émue pour Paul qui fête son anniversaire ce 2 décembre et qui s’est fait honteusement renvoyer de Sea Shepherd Global qu’il avait créé, l’année dernière. Sea Shepherd USA l’avait déjà forcé à démissionner epu de temps auparavant pour le fragiliser. Leur but dorénavant est de vendre certains de leurs navires pour en acheter un plus luxueux afin d’accueillir des scientifiques. Paul, bien évidemment, n’était pas d’accord. Les baleines qui se font décimer en mer n’ont pas besoin de scientifiques, surtout si ceux-ci veulent leur ouvrir leur ventre pour comprendre comment elles fonctionnent, elles ont besoin de personnes aussi courageuses que Paul qui a voué son existence pour les sauver face aux contrebandiers et aux industriels de la pêche intensive qui détruisent dans leurs gigantesques filets quantités de requins et de dauphins qui meurent étranglés ou asphyxiés.

Paul n’a plus le droit d’utiliser son nom de Sea Shepherd, ni même de porter un tee-shirt Sea Shepherd (que vont devenir tous ses grands tee-shirts que j’adorais voir sécher sous la lumière du Sud ?), sous peine de procès. Son nom et sa photo ont même été supprimés du site de Sea Shepherd Global. Au lieu d’être abattu par cette infâme trahison, ce grand défenseur et amoureux des cétacés vient de créer la Fondation Paul Watson afin de continuer le combat qu’il mène depuis 45 ans, rappelant qu’en un siècle 40% des baleines ont été tuées, ce qui représente une perte de 70% du plancton, notre principal fournisseur en oxygène.

Ça me rappelle qu’à un niveau moindre, moi aussi, en 2019, je me suis faite honteusement virer d’une association que nous avions créée pour protéger les arbres. Même mon ex-employeur qui pourtant, à l’époque, m’adorait ne s’était pas opposée à cette décision, tout ça parce que dans une réunion, j’avais dit que nous devrions être comme Paul Watson, des pirates, et pas des personnes qui attendent juste des subventions. Je vous assure, il n’est pas beau le monde de ceux nombreux qui se servent de l’écologie pour s’offrir une belle image ! Pour cette raison, avec ma petite Marcelline, je parle toujours de nature et jamais d’écologie qui est devenu un dogme. J’ai appris que j’étais virée en recevant un jour par mail le compte-rendu du dernier conseil où j’avais été absente clouée au lit par une forte fièvre, sur lequel figuraient les portraits des membres fondateurs dont je faisais partie et à la place de ma photo un carré vide. Pas un coup de fil, rien ! C’est chic, n’est-ce pas, pour des personnes qui, soi-disant, veulent faire le bien avec de grands discours pour, soi-disant, protéger la planète. Heureusement que la planète n’a pas besoin de tous ces faux défenseurs pour survivre. En effet, ceux-ci servent juste leurs intérêts en se faisant passer pour des saints afin de se faire admirer, mais dès qu’on gratte un peu, ça pue du cul (excusez-moi l’expression mais je n’ai pas trouvé mieux ! D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, j’ai appris qu’un homme que je croyais être un pote, par jalousie, continue de me nuire dans mon dos.

Quoi qu’il en soit, bravo à mon amie Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, pour sa droiture, son intelligence et sa fidélité. Suite à l’annonce du renvoi de Paul Watson, elle l’a immédiatement intégré au conseil d’administration de Sea Shepherd France, reprenant à son compte le slogan initial de Paul : « Naviguer en eaux troubles pour défendre ceux qui sont sans défense contre ceux qui sont sans scrupules ».

Sylvie Bourgeois Harel

REGARDER LA VIDÉO

Marcelline l’aubergine une chaîne YouTube de Sylvie Bourgeois