PEYRUIS : Violences scolaires – Parents et enseignant…
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PEYRUIS : Violences scolaires – Parents et enseignants en grève et mobilisés à Digne-les-Bains
Face à la multiplication des violences, les écoles de Peyruis seront en grève et se rassembleront mardi à Digne-les-Bains.
Le climat scolaire se tend à l’extrême à Peyruis, village des Alpes-de-Haute-Provence. À l’appel des représentants des parents d’élèves et des équipes pédagogiques, les deux écoles de la commune ainsi que le service périscolaire observeront une journée de grève ce mardi 9 juin 2026. Une mobilisation est prévue à 10h30 à Digne-les-Bains, devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), pour exiger des réponses face à une « escalade des violences » jugée désormais ingérable.
Ce mouvement social est l’aboutissement de près de deux ans d’alertes répétées, selon le communiqué des parents d’élèves. Les personnels dénoncent un épuisement croissant et un manque de moyens pour faire face à des situations de plus en plus graves qui affectent l’ensemble de la communauté scolaire.
Des faits graves et un quotidien sous tension
Plusieurs incidents particulièrement préoccupants ont été signalés au cours des derniers mois, illustrant la dégradation du climat. Le communiqué fait état de menaces d’automutilation proférées par un élève en pleine classe, de lapidations visant des professeurs qui ont nécessité une intervention de la gendarmerie, et de violences répétées entre élèves.
Plus récemment, le mardi 2 juin, une enseignante aurait été giflée par un élève. Le même jour, ce dernier s’en serait également pris verbalement à une autre élève, la laissant en pleurs pour le reste de la soirée. Ces épisodes, loin d’être isolés, s’inscrivent dans un contexte de tension quotidienne qui s’étend aux temps de cantine et de garderie.
L’impact psychologique sur les enfants
Les conséquences de cette atmosphère délétère sur le bien-être des enfants sont au cœur des préoccupations des familles. Certains élèves développent une peur d’aller à l’école, manifestée par des cauchemars, des maux de ventre ou des terreurs nocturnes. D’autres, par un mécanisme de défense, cessent de raconter ce qu’ils subissent, banalisant de fait la violence.
Pour les parents, la situation est tout aussi complexe. Découvrant souvent les faits a posteriori, ils expriment de grandes difficultés à instaurer un dialogue apaisé à la maison et à accompagner leur enfant. Malgré de multiples sollicitations auprès de l’inspection académique, les solutions proposées jusqu’à présent sont jugées insuffisantes pour rétablir un climat serein.
Un appel à des mesures concrètes
La mobilisation de mardi vise à obtenir des actions rapides et adaptées de la part de l’Éducation nationale. Les parents et enseignants précisent que leur démarche n’a pas pour but de stigmatiser des enfants mais d’alerter sur une détresse collective qui dépasse les capacités des équipes de terrain.
Parmi les revendications figurent un accompagnement renforcé pour les élèves en difficulté, la création de postes supplémentaires, un soutien accru aux enseignants, une augmentation du temps de décharge pour la direction de l’école, mais aussi des sanctions à la hauteur des préjudices subis pour garantir la protection de tous. En parallèle, un rendez-vous est programmé à la mi-juin avec la mairie de Peyruis pour explorer des pistes de soutien au niveau local.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


