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PARIS : Vers une économie européenne souveraine

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PARIS : Vers une économie européenne souveraine

James Chéron, Secrétaire national de l’UDI aux Affaires européennes, International Officer of ALDE Party, Vice-président de la Région Île-de-France, Maire de Montereau (77) et Candidat sur la liste « Besoin d’Europe ».

Stop à la naïveté économique !

La droite comme la gauche européennes ont longtemps cru que la réciprocité et l’honnêteté de nos partenaires commerciaux seraient une évidence.

Depuis des années, l’UDI a radicalement transformé l’approche européenne en faveur d’une souveraineté renforcée par une « obligation » de loyauté : la réciprocité. Cette direction est reprise et partagée par nos partenaires de Renaissance, d’Horizon, du MoDem et du Parti radical au sein de notre collectif « Besoin d’Europe », fruit d’une prise de conscience lucide des défis actuels dans un monde en mutation.

En matière de politique économique et commerciale, nous prônons une approche très pragmatique plutôt que des postures. Les critiques souvent hypocrites des accords de libre-échange masquent des premiers progrès réalisés pour nos économies : le CETA inclut des mesures miroirs strictes que nous avons imposées, l’accord avec la Nouvelle-Zélande est le premier à inclure le respect des Accords de Paris et constitue un modèle d’ambition écologique que tous devraient soutenir.

Néanmoins, il ne faut pas être naïfs et rejeter fermement les accords qui ne correspondent pas à nos intérêts, comme pour l’accord avec le Mercosur. Nos négociations doivent systématiquement reposer sur la réciprocité.

Et il faut fixer les mêmes règles pour tous : je suis favorable à ce que l’accès au marché européen soit conditionné au respect des mêmes règles environnementales et sociales de production qui sont imposées à nos entreprises. Étrangement, nos agriculteurs, nos industries, nos entreprises en général s’en trouveraient de nouveau très compétitives, considérant la fiabilité de nos process de production et d’évaluation, et encore plus particulièrement le jour où l’on intègrera le bilan carbone dans le coût de production et donc, pour les produits importés, dans une taxe carbone aux frontières européennes.

Dans cette même veine, nous soutenons le projet d’un « Buy European Act », une initiative affirmant une préférence pour les produits fabriqués et les services fournis au sein de l’Union européenne. Ce dispositif stratégique vise à conditionner le versement de subventions publiques et les aides d’État à des objectifs de relocalisation de la production en Europe. Le « Buy European Act » est essentiel non seulement pour s’assurer que les emplois restent ou reviennent en Europe, mais aussi pour renforcer notre autonomie en empêchant la dépendance vis-à-vis d’autres puissances dans des secteurs clés.

La France que nous écrivons avec le projet « Besoin d’Europe » s’inscrit dans une Europe puissante, souveraine, juste. Nous nous engageons à faire respecter nos valeurs non seulement au sein de nos frontières, mais aussi à les faire rayonner dans chacun de nos accords internationaux.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.