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PARIS : Véronique BOUGARDIER : « Vendre son bien immobilier n’est plus une fatalité pour obtenir des liquidités »
Face à un besoin de trésorerie, de plus en plus de propriétaires explorent des alternatives à la vente pour conserver leur patrimoine immobilier.
Dans un pays où plus de 61 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, la pierre constitue un pilier central du patrimoine national. Elle représente en moyenne près des deux tiers du patrimoine brut des Français concernés. Pourtant, face à un besoin de liquidités pour financer un projet majeur, préparer sa retraite ou aider un proche, le réflexe dominant reste la vente du bien. Une décision radicale, souvent lourde de conséquences, qui n’est plus la seule option envisageable selon les experts en financement patrimonial.
Pour Véronique Bougardier, dirigeante du cabinet Bougardier et spécialiste du sujet, cette approche traditionnelle mérite d’être réévaluée dans le contexte actuel.
« Vendre un bien immobilier, c’est non seulement se défaire d’un actif financier stratégique, souvent acquis après des décennies d’efforts, mais c’est aussi renoncer à une valeur affective et à un héritage transmissible », souligne-t-elle.
La vente, une solution aux lourdes conséquences
Si la vente permet de débloquer rapidement un capital important, elle engendre des effets irréversibles. Outre l’aspect émotionnel, le propriétaire perd définitivement les plus-values futures potentielles et s’expose à une fiscalité sur cette même plus-value. De plus, cette décision complique la transmission du patrimoine et prive les héritiers d’un actif tangible et sécurisant. Dans un marché immobilier devenu plus incertain, céder son bien peut également signifier vendre à un prix moins avantageux que prévu, transformant une solution de facilité en un mauvais calcul à long terme.
Le crédit hypothécaire, une alternative méconnue
Face à ce constat, des solutions de financement alternatives permettent de mobiliser la valeur de son patrimoine sans s’en dessaisir. Le crédit hypothécaire de trésorerie, et sa variante le Prêt Libre Patrimoine (PLP), constituent les principaux leviers. Le principe est simple : le propriétaire obtient un prêt dont le montant est garanti par la valeur de son bien immobilier, sans pour autant en perdre la propriété ni l’usage.
« L’immobilier ne doit plus être vu comme un capital dormant. C’est un actif vivant, capable de générer des liquidités pour financer les projets de toute une vie sans pour autant s’en défaire », explique Véronique Bougardier.
Cette formule offre la possibilité d’emprunter une somme significative pour concrétiser des projets variés : financer des travaux de rénovation, compléter ses revenus à la retraite, payer les études des enfants, ou encore investir dans un nouveau projet.
Des solutions pour des profils variés
Ces montages financiers s’adressent à un large éventail de propriétaires, qu’ils aient ou non terminé de rembourser leur crédit initial. La condition principale est de disposer d’un patrimoine immobilier net suffisant pour servir de garantie. Les profils les plus courants sont des seniors souhaitant améliorer leur quotidien, des familles ayant besoin de fonds pour un projet ponctuel ou des entrepreneurs désirant financer leur activité professionnelle en utilisant leur patrimoine personnel comme levier.
« Que ce soit pour financer les études d’un enfant, adapter son logement à une perte d’autonomie ou simplement réaliser un rêve, le Prêt Libre Patrimoine offre une souplesse que la vente ne permet pas », précise l’experte.
Arbitrer entre l’immédiat et le long terme
Le choix entre la vente et le recours à un financement adossé à son patrimoine est avant tout une décision stratégique. Il impose une analyse fine de la situation personnelle, des besoins immédiats et des objectifs patrimoniaux à long terme. Faire appel à des spécialistes devient alors essentiel pour évaluer la pertinence de chaque option et structurer une solution sur mesure.
« Notre rôle est d’aider les propriétaires à prendre du recul et à évaluer toutes les options. Il s’agit de transformer une contrainte financière immédiate en une opportunité de gestion patrimoniale durable », conclut Véronique Bougardier.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


