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PARIS : Une amende de 32 millions d’€ pour Amazon Logisti…

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Floriane Dumont
25 Jan 2024

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PARIS : Une amende de 32 millions d’€ pour Amazon Logistics France

Amazon Logistics vient d’être condamnée par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) à payer une amende de 32 millions € pour avoir suivi de trop près l’activité de ses préparateurs de commandes.

En fait, ce qui est reproché au géant américain c’est surtout d’être trop intrusif dans le contrôle individuel des opérateurs. Dans un communiqué, la CNIL explique que des indicateurs mesurant les temps d’inactivité des scanners des salariés avaient été mis en place. L’organisme juge illégal la mise en place d’un système mesurant d’une manière excessive les interruptions individuelles, obligeant ainsi les salariés à justifier chaque pause ou interruption.

ar ailleurs, elle estime « excessif de conserver toutes les données recueillies par le dispositif, ainsi que les indicateurs statistiques en découlant, pour tous les salariés et intérimaires, en les conservant durant 31 jours ». La CNIL pointe du doigt également la vidéosurveillance dont la présence ne serait pas suffisamment signalée tant au personnel qu’aux visiteurs. Elle dénonce enfin une « pression continue », invoquant notamment les articles 5.1 et 6 du RGPD. Rappelons que le suivi de la productivité en entrepôt est largement répandu, notamment pour mesurer le nombre de picking par heure ou pour répartir les tâches en fonction de l’activité sur différentes zones de l’entrepôt. Dès lors, si cette condamnation est appliquée, y aura-t-il des critères qui détermineront à quel moment le suivi individuel d’un opérateur est illégal ou pas ?

Y a-t-il des équipements ou des méthodes de Management (les indicateurs de performances par exemple) qui seront prohibés ? A cet égard il serait intéressant de savoir si Amazon (ou d’autres opérateurs) ont déjà été condamnés dans d’autres pays pour les mêmes motifs. De son côté Amazon exprime son « profond désaccord avec les conclusions de la Cnil, qui sont factuellement incorrectes ». Le groupe a deux mois pour formuler un recours devant le Conseil d’État. JPG

SOURCE : Vidéo-news n°1008