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PARIS : « Un vrai soulagement financier »

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PARIS : « Un vrai soulagement financier »

Depuis la réforme de l’allocation adulte handicapé (AAH), Cathy touche enfin cette aide.

Cela lui permet de faire face aux dépenses liées à son handicap et de se sentir indépendante : un double bénéfice, financier et psychologique. Vies de famille l’a rencontrée dans son village de Charente-Maritime.

Enfant, elle pensait simplement être maladroite, se blessant plus souvent que les autres et cumulant les problèmes de santé. À la naissance de son fils, elle frôle la mort, et une douleur intense l’empêche d’utiliser ses mains. Après une longue errance médicale, le diagnostic tombe : Cathy souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos et du syndrome d’activation mastocytaire associé, une maladie génétique qui touche environ 4 000 personnes en France et provoque des symptômes variés et douloureux dans tout le corps. Depuis, ses enfants ont également été diagnostiqués. Cathy doit arrêter de travailler alors que la famille est en train de construire une maison, en 2013. « Avec mon handicap, je dépendais de mon mari, malgré moi. […] Un salaire en moins mais la maison à payer, la voiture, les assurances, les crédits et, bien sûr, toutes les dépenses supplémentaires liées au handicap. »

« C’est un soulagement financier » 

Puis, en octobre 2023, la réforme de l’allocation adulte handicapé (AAH) la « déconjugalise ». À partir de cette date, pour calculer le droit à cette allocation, ce ne sont plus les revenus du conjoint qui sont pris en compte mais les seuls revenus du potentiel bénéficiaire. Cette déconjugalisation de l’AAH lui permet donc de bénéficier de cette aide d’environ 1 000 € par mois. « Ça change tout ! C’est un soulagement financier. Je dépends moins de mon mari, je me sens plus indépendante. Avant, c’était compliqué d’acheter des choses pour mes enfants. Maintenant, je peux le faire seule. On partira même en vacances cette année et on relancera les travaux de la maison, mis en pause depuis 2013. » « J’ai la sensation de ne plus dépendre de mon mari » Pour elle, l’importance de cette aide, c’est aussi sur le plan psychologique. « J’avais le sentiment de ne rien apporter à ma famille. Je me disais : “Autant que je parte, que je vive seule. Que mon mari trouve une femme qui pourra rapporter un salaire et gérer la maison.” […] Je me sentais comme un boulet. C’est extrêmement gênant de vivre aux crochets de quelqu’un. » Avec cette aide, c’est un soulagement quotidien : « J’ai la sensation de ne plus dépendre de mon mari, d’apporter quelque chose. » Pour Cathy, une sérénité retrouvée.

SOURCE : La Newsletter de votre Caf n°119 – Juin 2024.