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PARIS : UDI – Collectivités et État, organisons ensemble le temps de l’enfant

Franck Pia, Maire de Beauvais et Vice-président au Conseil départemental de l’Oise chargé de l’éducation et de la jeunesse

Dans l’idéal, je suis favorable à la semaine de 5 jours avec des activités sportives, culturelles, éducatives dont l’objectif est de concourir au plein épanouissement des écoliers et des collégiens.

Les collectivités concourent au financement des équipements scolaires, de l’entretien, de la maintenance des bâtiments scolaires, de l’organisation du périscolaire dans les écoles et des actions éducatives que les départements peuvent éventuellement financer dans les collèges. Toutefois, l’organisation du temps scolaire relève de la seule responsabilité de l’Éducation nationale, donc de l’État, qui est le seul à garantir un enseignement et des activités extrascolaires égales pour tous. Certainement, convient-il de s’appuyer sur les associations et les collectivités pour organiser et soutenir, dans le cadre de la semaine de 5 jours, ces activités extrascolaires sous la responsabilité de l’Éducation nationale.

Il est, quoi qu’il en soit, nécessaire que le temps des enfants et des adolescents soit occupé sur des activités sportives, culturelles, éducatives, de nature à leur assurer leur plein épanouissement. J’ai pu moi-même constater, dans les quartiers, tout l’intérêt des cités éducatives mises en place par l’État, qui permettent de renforcer les liens entre les écoles, les collèges, les associations et les collectivités, en y incluant les parents et les enfants, les adolescents, afin d’organiser des actions hors temps scolaire pour lutter contre le décrochage scolaire, pour lutter contre le harcèlement à l’école, soutenir les familles, organiser des loisirs et des animations… Malheureusement, l’État met en place des politiques publiques intéressantes comme celles-ci dont les financements sont souvent éphémères.

Pour poursuivre ces politiques, les collectivités sont ainsi obligées de les reprendre à leur compte sans les compensations financières qui étaient attendues. Il conviendrait d’abord que l’État aille jusqu’au bout de ses engagements et de son action politique avant de vouloir tout réformer.

Avant de vouloir instaurer la semaine de 5 jours, c’est toute l’organisation et le financement de l’éducation et de toutes les politiques publiques qui l’accompagnent qu’il faut repenser, en lien étroit avec les collectivités territoriales, car notre organisation actuelle fait que nous cogérons l’éducation des enfants.

Il est toutefois essentiel que, tout au long de sa scolarité et de son temps personnel, l’enfant soit occupé. Il est indispensable qu’on se donne les moyens pour l’accompagner et le soutenir dans ses projets, car la jeunesse est notre ville et c’est elle qui formera la société de demain.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.