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PARIS : Tourisme – Les buildings de New York plus che…

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PARIS : Tourisme – Les buildings de New York plus chers à visiter que les grands sites historiques

Une étude de PlayersTime révèle que les gratte-ciel sont devenus plus onéreux que les plus grands sites archéologiques mondiaux.

Alors que l’inflation pèse sur les budgets de vacances, une nouvelle étude publiée ce jour par la plateforme d’analyse de données PlayersTime met en lumière une hiérarchie surprenante des coûts d’entrée des attractions touristiques mondiales. L’analyse, portant sur 200 sites majeurs, démontre que les expériences modernes, notamment les points de vue panoramiques, supplantent désormais les plus grands trésors du patrimoine historique en matière de prix.

L’île de Pâques en tête, les gratte-ciel new-yorkais sur le podium

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont ni le Louvre ni le Colisée qui dominent le classement des billets d’entrée les plus chers en 2026. La première place revient aux Moai de l’île de Pâques (Rapa Nui, Chili), dont l’accès est facturé 89,16 €. Le site est suivi par les lignes de Nazca au Pérou, pour lesquelles un survol en avion, jugé indispensable pour les apprécier, revient à 73,66 €.

Plus frappant encore, la troisième place est occupée par un gratte-ciel : la plateforme d’observation SUMMIT One Vanderbilt à New York, avec un ticket à 72,66 €. La métropole américaine place deux autres de ses tours dans le top 10 mondial : le Top of the Rock (70,77 €) et l’Edge Hudson Yards (60,81 €). Ces nouvelles attractions se révèlent ainsi plus coûteuses que des sites archéologiques de renommée mondiale comme Pétra en Jordanie (61,10 €). Le reste du classement inclut le palais de Topkapi à Istanbul (56,00 €), la tour Burj Khalifa à Dubaï (46,95 €) et le château de Schönbrunn à Vienne (44,00 €).

Une nouvelle logique de la valeur touristique

Cette tendance illustre un changement dans la perception de la valeur par les touristes, où l’expérience immédiate et spectaculaire semble primer sur la signification historique.

« Certaines des plus grandes réalisations culturelles de l’humanité, de l’Acropole au Colisée, peuvent être visitées pour un prix inférieur à celui d’un billet pour une plateforme d’observation moderne à New York. À première vue, cela semble contre-intuitif », analyse Aleksandra Dimitrova, analyste de données et auteure du rapport chez PlayersTime.

Elle ajoute : « Les données suggèrent que le tourisme moderne fonctionne de plus en plus selon une logique différente. […] Même si les voyageurs réduisent leurs dépenses ailleurs, ils restent souvent prêts à payer un supplément pour des expériences qui leur semblent mémorables, distinctives ou dignes du voyage. »

Les musées et palais, entre prestige et accessibilité

Parmi les musées, le Louvre à Paris s’avère le plus cher de l’étude, avec un billet standard à 32 €, soit près du double d’institutions comme le musée Van Gogh à Amsterdam. Il est suivi par le Museum of Modern Art (MoMA) et le Metropolitan Museum of Art de New York, tous deux à 26 €.

Le rapport souligne également le cas du palais de Topkapi à Istanbul (56,00 €), dont le tarif dépasse celui de sites plus emblématiques comme le château de Versailles (35,00 €). À l’inverse, des merveilles comme le Machu Picchu, Pompéi ou l’Acropole d’Athènes proposent des tarifs d’entrée significativement plus bas.

Londres, championne de la gratuité

L’étude met en exergue un contre-modèle notable : le Royaume-Uni, et plus particulièrement Londres, se distingue comme le leader mondial de l’accès gratuit aux attractions de renommée internationale. La capitale britannique compte sept sites majeurs accessibles sans frais, dont le British Museum, la Tate Modern, la National Gallery ou encore le Natural History Museum. Cette politique, soutenue par des fonds publics, repose sur une philosophie de longue date visant à garantir l’accès de tous aux collections nationales.

Le rapport complet, qui détaille la méthodologie, les 200 attractions analysées et les différentes options tarifaires (réductions, pass familiaux), est disponible sur le site de PlayersTime (https://www.playerstime.com/reports/tourist-attractions-cost/). L’ensemble des données brutes utilisées pour l’étude est également accessible publiquement (https://docs.google.com/spreadsheets/d/1Owjzjg0gNiCo4RTyrxsZKc2XulOexKaSyz_yYGf_xMU/edit?gid=0#gid=0).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).