PARIS : Sylvain LE FALHER : « Si la situation devait durer…
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PARIS : Sylvain LE FALHER : « Si la situation devait durer, cela pourrait entraîner une hausse des prix »
Les tensions au Moyen-Orient font bondir le prix du gaz de 50 %, menaçant d’alourdir la facture des Français selon l’expert Hello Watt.
Un nouveau choc secoue actuellement les marchés de l’énergie. En cause, l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui fragilise l’approvisionnement mondial. Suite à des attaques ciblant des infrastructures énergétiques stratégiques dans la région et à l’annonce par la compagnie QatarEnergy de l’arrêt de deux de ses grands sites de traitement de gaz naturel liquéfié (GNL), les cours du gaz liquéfié européen ont subi une envolée spectaculaire, grimpant de plus de 50 % (source : Presse-citron https://www.presse-citron.net/le-prix-du-gaz-europeen-senvole-de-50-a-cause-de-la-guerre-en-iran-des-raffineries-brulent/).
Cette volatilité soudaine intervient dans un contexte où le vieux continent demeure fortement dépendant des importations de gaz, particulièrement sous sa forme liquéfiée. La crainte principale des observateurs réside désormais dans une perturbation durable du transport maritime, notamment via le détroit d’Ormuz, véritable artère jugulaire par laquelle transite une part significative de l’énergie mondiale. Si le blocage persistait, les prix pourraient se maintenir à ces niveaux élevés durant les prochaines semaines.
Une répercussion potentielle sur les ménages
Pour l’heure, l’impact ne se fait pas encore sentir sur les factures des ménages français, mais la menace se précise si la crise venait à s’installer dans la durée. « Les marchés du gaz réagissent très fortement aux tensions géopolitiques. Si la situation devait durer, cela pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie pour les consommateurs européens dans les prochains mois », explique Sylvain Le Falher, cofondateur d’Hello Watt.
La mécanique de cette augmentation potentielle est arithmétique. Le coût de la fourniture de gaz (la matière première) pèse pour environ 40 à 45 % dans le montant total de la facture acquittée par les particuliers, le reste étant composé des tarifs d’acheminement et de la fiscalité.
L’expert détaille les projections si la fièvre des marchés ne retombe pas : « Si la hausse actuelle du prix du gaz se maintenait pendant plusieurs mois autour de +50 %, cela devrait se traduire par une augmentation d’environ 30 % de la facture de gaz pour les particuliers », précise Sylvain Le Falher.
Anticiper pour protéger son budget
Face à cette incertitude grandissante sur les marchés de gros, les consommateurs disposent de quelques leviers pour limiter l’impact financier. Les experts recommandent de comparer régulièrement les offres des différents fournisseurs et de privilégier les contrats à prix fixe. Cette stratégie permet de figer le tarif du kWh et d’être ainsi immunisé contre les hausses futures durant la période contractuelle.
Parallèlement, la sobriété énergétique par la réduction de la consommation ou les travaux de rénovation énergétique, tel que le remplacement d’une chaudière gaz par une pompe à chaleur, restent des solutions structurelles efficaces.
Hello Watt (https://www.hellowatt.fr/), qui se positionne comme le conseiller énergie des particuliers, propose une application permettant de maîtriser sa consommation et d’identifier les meilleures offres. Avec plus de 2 millions de téléchargements, la plateforme accompagne également les ménages dans l’installation d’équipements de rénovation énergétique (panneaux solaires, pompes à chaleur) pour réduire la dépendance aux fluctuations des prix fossiles.


