PARIS : Stéphane RAMBAUD (RN) : « Pour une autonomie corse…
Partager :

PARIS : Stéphane RAMBAUD (RN) : « Pour une autonomie corse qui protège, pas qui sépare »
Le député RN Stéphane Rambaud (3ème circonscription du Var) détaille la vision de son parti pour une autonomie corse républicaine, axée sur les défis sociaux et sécuritaires.
Dans une intervention à l’Assemblé nationale, le député de la 3ème circonscription du Var, Stéphane Rambaud, a précisé la position du Rassemblement national sur le dossier de l’autonomie de la Corse.
Rejetant l’idée d’une « solution miracle », il appelle à une approche « lucide, fondée sur la responsabilité et l’efficacité, non sur les slogans ».
Tout en reconnaissant les spécificités historiques, culturelles et géographiques de l’île, le parlementaire pose une question centrale : à quoi servira concrètement cette autonomie pour les Corses ?
Les « vrais sujets » du quotidien corse
Pour Stéphane Rambaud, le débat institutionnel masque une « réalité humaine, sociale et culturelle » alarmante. Il dresse un tableau des difficultés profondes qui affectent les habitants de l’île.
Au premier plan, la crise du logement, alimentée par « l’explosion du prix du foncier et de la spéculation immobilière », qui empêche de nombreux Corses de se loger, y compris dans leur propre village.
Il évoque également le fardeau fiscal qui pèse sur les familles, rendant la transmission du patrimoine « insoutenable » et menaçant les racines familiales sur l’île.
Le député s’inquiète du départ forcé de la jeunesse corse, contrainte de « quitter leur île faute de perspectives d’emploi et d’avenir ».
Cette situation engendre, selon lui, « une inquiétude profonde face au déclassement culturel, au déracinement progressif et à l’effacement lent de ce qui fait l’âme même de la Corse ».
Enfin, il ajoute à ces défis la « montée de l’insécurité et des désordres migratoires » ainsi que la présence d’une « criminalité organisée qui gangrène l’île, menace la liberté des Corses, étouffe l’économie saine et prospère trop souvent dans un sentiment d’impunité ».
Définir les lignes rouges d’une autonomie républicaine
Face à ces enjeux, la question n’est plus d’être « pour ou contre l’autonomie, mais de savoir quelle autonomie nous voulons construire », affirme Stéphane Rambaud.
Le Rassemblement national fixe cependant des limites claires et non négociables.
« Nous refusons une autonomie qui éloignerait la Corse de la Nation française, qui servirait de marchepied vers l’indépendance ou qui deviendrait un moyen d’affaiblir la République », précise le député.
Dans cette optique, l’État doit impérativement conserver « l’exercice plein et entier de ses compétences régaliennes ».
Ces dernières, qui incluent notamment la défense, la sécurité, la justice et la diplomatie, sont considérées comme « le cœur même de la souveraineté nationale et la garantie de la protection de tous les Français ».
Le projet d’une autonomie « insulaire » et protectrice
En accord avec la ligne défendue par Marine Le Pen, Stéphane Rambaud propose une « autonomie insulaire et républicaine », conçue comme un outil de protection concrète pour les Corses.
Ce projet vise à reconnaître les spécificités de l’île sans jamais « opposer les Corses aux autres Français ».
Cette autonomie se déclinerait en plusieurs axes prioritaires. Elle devrait d’abord permettre de lutter efficacement contre la spéculation immobilière pour garantir aux insulaires le droit de « vivre, travailler et fonder une famille sur leur terre ».
Elle aurait aussi pour mission de défendre la transmission patrimoniale, présentée comme une condition de survie pour le peuple corse.
La protection de l’identité, de la langue, de la culture et des traditions corses constitue un autre pilier essentiel de ce projet. Enfin, cette autonomie devrait porter une voix politique claire pour « rétablir la sécurité et lutter contre l’immigration massive ».
En conclusion, les députés du Rassemblement national s’engagent à œuvrer pour une autonomie « réussie, réfléchie, maîtrisée, durable et efficace », s’inscrivant dans un cadre institutionnel solide et pleinement républicain pour répondre aux défis actuels et futurs de la Corse.
via Presse Agence.


