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PARIS : Stanislas Rigault : « Il est temps que l’ordre ré…

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Gilles Carvoyeur
15 Mai 2024

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PARIS : Stanislas Rigault : « Il est temps que l’ordre républicain s’installe définitivement en Nouvelle-Calédonie »

Stanislas Rigault connait bien la Nouvelle-Calédonie, peut-être un peu plus qu’une partie des commentateurs du moment.

Aussi, il vous invite à lire sa tribune sur le site de Valeurs Actuelles en cliquant ici.

« Vous la retrouverez également en intégralité ci-dessous.

La Nouvelle-Calédonie est prise en otage par des indépendantistes minoritaires qui contrôlent le droit de vote et bénéficient d’une grande autonomie.  Malgré leur échec à remporter un référendum pour l’indépendance, ils persistent à s’opposer à la France.  J’en appelle au rétablissement de l’ordre républicain pour mettre fin à la mascarade et protéger la Nouvelle-Calédonie des manipulations de puissances étrangères ».

Stanislas Rigault
6e sur la liste Reconquête! pour les européennes

Stanislas Rigault : « Il est temps que l’ordre républicain s’installe définitivement en Nouvelle-Calédonie »

TRIBUNE. Stanislas Rigault, en sixième position sur la liste de Reconquête pour les élections européennes, tire la sonnette d’alarme sur une situation qui s’embrase en Nouvelle-Calédonie.

Je crois pouvoir dire que je connais bien la Nouvelle-Calédonie, peut-être un peu plus qu’une partie des commentateurs du moment. J’y ai vécu trois ans, en suivant mon père qui y a effectué deux séjours entre 2008 et 2014.

J’ai d’abord vécu à Nouméa, puis à Bourail, au centre du « Caillou », et plus tard à Koumac, au nord. Je garde le souvenir d’une terre magnifique, réputée à juste titre « île la plus proche du paradis ». Je me souviens surtout d’une population kanake accueillante et sincèrement attachée à la France.

C’est par fidélité à ce souvenir que j’estime qu’il faut dire les choses, et les dire fermement : les récents événements de Nouvelle-Calédonie relèvent de la mascarade. Une mascarade sinistre et révoltante, puisqu’elle vient de coûter la vie à un gendarme, mais une mascarade quand même.

Mascarade, parce que la réforme du corps électoral calédonien devrait être une évidence. Depuis 25 ans, parce qu’elle a cédé aux pressions d’indépendantistes minoritaires, la France interdit de facto le droit de vote à des citoyens français installés sur une terre de France où ils sont parfois nés.

Mascarade, parce que malgré cette tentative désespérée de conserver le contrôle du scrutin, les indépendantistes n’ont jamais réussi à remporter un référendum. Trois fois de suite, en 2018, 2020 et 2021, les Calédoniens ont exprimé leur volonté de rester français.

Mascarade, parce qu’après avoir réclamé l’organisation du référendum de 2021, ces mêmes indépendantistes ont fini par le boycotter, prenant prétexte de la pandémie de Covid pour éviter une nouvelle défaite courue d’avance.

Mascarade enfin, parce que la Nouvelle-Calédonie jouit déjà d’une très large autonomie : elle dispose, et c’est tant mieux, de son propre gouvernement, d’un Sénat, d’un Conseil économique et social, de conseils coutumiers, etc.

Qu’on le veuille où non, la Nouvelle-Calédonie est française et le restera parce qu’elle l’a décidé. La gauche peut ravaler ses larmes de crocodile et remballer son discours anticolonial d’une ringardise consommée. Quant au gouvernement, il serait bien inspiré de faire un peu preuve de fermeté face à des bandes factieuses ultra-violentes, largement rejetées par l’opinion calédonienne.

D’autant, et on ferait bien de ne pas l’oublier, que l’enjeu dépasse les seuls contours du « Caillou » : on sait que derrière les agitateurs indépendantistes, plusieurs puissances étrangères hostiles à la France manigancent pour s’accaparer les ressources calédoniennes.

La messe est donc dite, et plutôt trois fois qu’une. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, la position de Reconquête est sans ambiguïté – Eric Zemmour l’a très justement rappelé sur BFMTV mercredi matin. Il est temps que l’interminable processus entamé avec les accords de 1998 prenne fin, et que l’ordre républicain s’installe définitivement en Nouvelle-Calédonie.