Passer au contenu principal

PARIS : Sondage Ifop – Le terrorisme et l’inséc…

Partager :

PARIS : Sondage Ifop – Le terrorisme et l’insécurité, principales menaces perçues par les Français

Une étude Ifop pour le Printemps Républicain révèle que le terrorisme et l’insécurité sont les principales menaces citées par les Français.

À l’occasion du dixième anniversaire du mouvement Le Printemps Républicain, une vaste enquête menée par l’Ifop du 19 au 20 février 2026 dresse un portrait saisissant des angoisses françaises. Interrogés de manière spontanée sur le mot « menaces », les citoyens placent massivement les enjeux de sécurité en tête de leurs préoccupations, loin devant les crises géopolitiques ou sociales. L’étude, réalisée sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes, met en lumière une société traversée par un profond sentiment de vulnérabilité.

Le terrorisme et l’insécurité en tête des préoccupations

Le constat est sans équivoque : près d’un Français sur deux (48 %) associe spontanément le terme « menaces » à la sécurité, à la violence et à l’ordre public. Dans le détail, le souvenir des attentats reste une cicatrice profonde, le terrorisme étant cité par 18 % des sondés. Viennent ensuite « l’insécurité » (12 %), « les violences » (10 %) et « les agressions » (6 %).

Cette thématique sécuritaire est directement suivie par un champ lexical lié à l’anxiété. En effet, 31 % des réponses évoquent des sentiments de « peurs » et de « tensions ». Plus précisément, la « crainte, la peur, l’inquiétude » sont mentionnées par 17 % des personnes interrogées, tandis que « le danger » et « les risques » sont cités par 12 %. Ces chiffres dessinent les contours d’un climat général d’appréhension face à l’avenir et à l’environnement quotidien.

Les tensions géopolitiques et les fractures politiques en embuscade

Si les craintes intérieures dominent, les menaces extérieures ne sont pas absentes de l’esprit des Français. Le contexte international pèse sur les consciences, avec 29 % des sondés qui évoquent la géopolitique et les conflits. La « guerre » est le terme qui revient le plus souvent (19 %), signe d’une inquiétude palpable face à l’instabilité mondiale. Plus spécifiquement, la Russie de Vladimir Poutine (5 %) et les États-Unis de Donald Trump (3 %) sont identifiés comme des sources de menaces potentielles.

Sur le plan national, la sphère politique est également perçue comme un facteur de risque pour 11 % des citoyens. Les « extrêmes » (3 %) sont pointés du doigt, avec une mise en cause symétrique de La France insoumise (2 %) et du Rassemblement national (2 %), illustrant une angoisse face à la polarisation du débat public.

Des angoisses variables selon le genre, l’âge et le lieu de vie

L’étude révèle des perceptions différenciées au sein de la population. Les femmes apparaissent nettement plus préoccupées par les questions de sécurité (52 % contre 44 % pour les hommes) et expriment plus fortement un sentiment de peur (39 % contre 24 %).

Un clivage générationnel se dessine également : les plus de 35 ans sont plus nombreux à citer les menaces sécuritaires (50 %) que les moins de 35 ans (42 %). Enfin, le lieu de résidence influe sur la nature des craintes. Les habitants de l’agglomération parisienne sont ainsi surreprésentés dans la mention des « violences » (14 %) et des « agressions » (11 %), témoignant d’une réalité urbaine plus anxiogène.

Cette enquête dresse le panorama d’une France inquiète, où la demande de protection et de sécurité prime.

L’étude complète, qui aborde également la liberté d’expression et la cohésion nationale, est disponible sur le site de l’Ifop (https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2010052/diff_2021446160426223103.pdf).

via Press Agence.