PARIS : Sommeil – Un tiers des Français ne peut dormi…
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PARIS : Sommeil – Un tiers des Français ne peut dormir si son partenaire utilise son téléphone
Une étude révèle qu’un quart des Français dort moins bien à deux, un chiffre qui grimpe à près d’un tiers pour les femmes.
À l’approche de la Journée mondiale du sommeil, qui se tiendra ce vendredi 13 mars, une nouvelle enquête met en lumière les complexités de la vie nocturne des couples. Menée par l’institut FLASHS pour Acar-Housses®, cette étude réalisée en janvier 2026 auprès de près de 1 300 Français cohabitants révèle un paradoxe : si partager son lit est largement plébiscité, la qualité du repos en pâtit souvent, victime de compromis silencieux et d’habitudes modernes.
Un plaisir partagé, mais un repos dégradé
Pour une écrasante majorité, dormir à deux reste une expérience positive. Près de neuf personnes sur dix la qualifient d’« agréable » (49 %) ou de « réconfortante » (39 %). Toutefois, ce sentiment de bien-être ne se traduit pas toujours par des nuits réparatrices. L’enquête révèle en effet qu’une personne sur quatre (25 %) estime moins bien dormir en compagnie de son partenaire.
Ce constat est particulièrement marqué chez les femmes : 32 % d’entre elles déclarent une dégradation de leur sommeil, contre seulement 19 % des hommes, soit un écart significatif de 13 points. Si le lit conjugal est un symbole de réconfort, il semble aussi être une source de fatigue accrue pour une part non négligeable de la population.
L’heure du coucher, entre adaptation et contrainte
La vie à deux impose des ajustements constants, et la chambre à coucher n’y échappe pas. Près de trois quarts des sondés (72 %) admettent adapter leur heure de coucher à celle de leur conjoint, les hommes se montrant légèrement plus conciliants (76 % contre 67 %). Si la volonté de partager un moment d’intimité est la première motivation (50 %), cette adaptation relève aussi de la diplomatie pour plus d’une personne sur dix, qui le fait pour « éviter de froisser l’autre ».
Le matin, les contraintes sont plus subies. L’alarme du partenaire perturbe le réveil de près d’un tiers des Français (31 %), un désagrément qui touche là encore davantage les femmes (37 % contre 25 % des hommes).
Le smartphone, troisième occupant du lit conjugal
L’intrusion des écrans dans l’intimité est devenue un enjeu majeur du sommeil partagé. Pour plus d’un tiers des personnes interrogées, il est impossible de trouver le sommeil tant que leur partenaire n’a pas éteint son téléphone. Cette situation génère de l’agacement ou des conflits pour près de trois personnes sur dix.
Face à un conjoint qui « scrolle », les stratégies varient : 16 % demandent explicitement d’arrêter, 15 % attendent patiemment la fin du visionnage, et 4 % reprennent leur propre appareil en attendant, retardant d’autant leur propre endormissement.
L’analyse de l’experte
L’étude met en évidence un décalage entre la perception et la réalité du sommeil conjugal, comme l’explique Léa Paolacci, chargée d’études chez FLASHS.
« Le sommeil est souvent abordé sous l’angle individuel. Pourtant, pour une grande partie de la population, il se vit d’abord à deux. Les résultats de cette enquête font apparaître un décalage : la grande majorité des personnes interrogées disent apprécier partager leur lit, mais cela ne signifie pas pour autant que l’on dort mieux avec son ou sa partenaire. La nuit suppose alors de composer avec le rythme et les habitudes de l’autre : s’adapter à l’heure de coucher, au réveil ou aux usages nocturnes. Autant de petits compromis qui peuvent, à la longue, peser sur la qualité du repos. Cet enjeu apparaît d’autant plus marqué pour les femmes. La littérature scientifique montre déjà qu’elles déclarent plus souvent des troubles du sommeil. Par exemple si on prend les données du Baromètre de Santé publique France, environ une femme sur cinq souffre d’insomnie chronique, contre environ un homme sur dix. Dans ce contexte, la dimension conjugale du sommeil peut constituer un facteur supplémentaire de fragilisation du repos », souligne Léa Paolacci.
Un désir d’indépendance nocturne
Interrogés sur leur organisation idéale, quatre Français sur dix aspirent à plus d’indépendance la nuit. Si la majorité (60 %) ne souhaite rien changer, d’autres rêvent d’un espace plus individualisé : 15 % opteraient pour des couettes séparées, 16 % apprécieraient d’avoir une chambre personnelle de temps en temps, et 9 % iraient jusqu’à souhaiter dormir séparément de manière permanente. L’idée d’une chambre d’appoint séduit particulièrement les femmes (20 % contre 12 % des hommes), confirmant leur besoin accru d’un sommeil préservé.
L’enquête a été commanditée par Acar-Housses®, une marque française spécialisée dans la protection textile anti-acariens. L’article source et les données détaillées sont disponibles sur leur site (https://www.acarhousses.com/pages/etude-dormir-a-deux-sous-conditions).
Le rapport complet de l’étude menée par FLASHS peut être consulté ici : https://services.hosting.augure.com/Response/c7qTk/{31bc7533-6b49-4336-845a-264bdaf58b42}.