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PARIS : Solal BOTBOL : « Le modèle thermique devient de plus en plus difficile à défendre économiquement »
La startup Beev détaille la fiscalité 2026 des flottes automobiles, un contexte rendant le passage à l’électrique de plus en plus inévitable.
Alors que le budget 2026 vient d’être adopté, clôturant une année 2025 riche en évolutions réglementaires, la fiscalité applicable aux flottes d’entreprises atteint un niveau de complexité sans précédent. Dans ce contexte, la startup française Beev, spécialiste du leasing de voitures électriques, a publié un livre blanc pour décrypter l’ensemble des mesures et guider les entreprises. Le constat est clair : les motorisations thermiques sont de plus en plus pénalisées, faisant du véhicule 100 % électrique une solution de plus en plus incontournable pour maîtriser les coûts.
Un durcissement général des malus écologiques
L’année 2026 marque un nouveau tour de vis pour les malus à l’achat. Le malus au poids voit son seuil de déclenchement s’abaisser à 1,5 tonne, contre 1,6 tonne en 2025. Cette modification élargit considérablement le périmètre des véhicules concernés, notamment les SUV et les crossovers très présents dans les parcs automobiles professionnels. Il est à noter que la proposition d’appliquer ce malus à certains véhicules électriques lourds a finalement été abandonnée pour 2026, bien que la mesure puisse ressurgir en 2027.
Parallèlement, le malus CO₂ poursuit sa montée en puissance. Son seuil d’activation est désormais fixé à 108 g/km, contre 113 g/km l’année précédente. Le barème se durcit également sur les tranches supérieures, avec un plafond maximal qui atteint 80 000 €, soit une augmentation de 10 000 € par rapport à 2025. Un niveau de taxation qui compromet fortement l’équilibre économique des véhicules thermiques les plus émetteurs.
Fin de la quasi-gratuité pour la carte grise électrique
Depuis le 1er mai 2025, la plupart des régions ont mis fin à l’exonération de la taxe régionale sur le certificat d’immatriculation pour les véhicules zéro émission. Au 1er janvier 2026, seule la région Hauts-de-France maintient cette gratuité. Pour les autres, le coût de la carte grise est désormais calculé, comme pour un véhicule thermique, en fonction de la puissance fiscale et du tarif du cheval fiscal en vigueur dans la région.
Des taxes annuelles de plus en plus dissuasives
La pression fiscale se renforce aussi sur les taxes annuelles. La Taxe sur l’Utilisation de Véhicules (TUV), basée sur les émissions de CO₂ et les polluants atmosphériques (selon la classification Crit’Air), pénalise lourdement les véhicules thermiques les plus anciens. Pour une flotte de 100 véhicules, cette taxe peut représenter un coût annuel oscillant entre 50 000 et 100 000 €. À l’inverse, les véhicules 100 % électriques en sont totalement exonérés.
De son côté, la Taxe Annuelle Incitative (TAI), qui s’applique aux entreprises de plus de 100 véhicules, vise à accélérer le verdissement des parcs. En 2026, le quota de véhicules à faibles émissions (électriques ou hybrides rechargeables sous 50 g/km de CO₂) passe à 18 %, contre 15 % en 2025. Le non-respect de cet objectif est sévèrement sanctionné : la pénalité pour chaque véhicule manquant a été doublée, passant à 4 000 €.
Avantages maintenus pour l’électrique et hausse des carburants
La fiscalité du carburant n’est pas en reste, avec une hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui a entraîné une augmentation de 4 à 6 centimes par litre à la pompe dès le 1er janvier. Seul le Superéthanol-E85 échappe pour l’instant à cette tendance haussière.
Face à ces coûts croissants, le régime de l’Avantage En Nature (AEN) pour les véhicules électriques reste extrêmement attractif jusqu’à fin 2027. Les collaborateurs bénéficient d’un abattement de 70 % sur la base de calcul (plafonné à 4 641,60 € par an). De plus, les frais d’électricité pour les recharges privées pris en charge par l’employeur sont totalement exclus de l’assiette de calcul, et l’installation de bornes de recharge à domicile ou sur le lieu de travail profite d’une neutralisation fiscale quasi complète.
Pour Solal Botbol, cofondateur et PDG de Beev, le constat est sans appel : « En 2026, la fiscalité des flottes d’entreprises atteint un niveau de complexité et de sévérité inédit. Entre le durcissement des malus, la montée en puissance des taxes récurrentes et l’augmentation des coûts énergétiques, le modèle thermique devient de plus en plus difficile à défendre économiquement. À l’inverse, le véhicule 100 % électrique s’impose comme une réponse à la fois réglementaire, financière et environnementale. Pour les entreprises, la transition vers l’électrique n’est plus une option stratégique : c’est désormais un levier majeur de maîtrise des coûts et de conformité à long terme ».
Beev, un acteur clé de la transition
Fondée en 2020 par Solal Botbol et Chanez Djoudi, Beev (https://www.beev.co/) se positionne comme un guichet unique pour l’électrification des entreprises et des particuliers. La plateforme propose une offre intégrée incluant le leasing de plus de 250 modèles de véhicules électriques, l’installation de bornes de recharge certifiées IRVE partout en France, ainsi que la gestion de flottes. Ayant déjà accompagné plus de 5 000 clients, dont des grands comptes comme Danone, Veolia ou Carrefour, Beev est labellisée Greentech Innovation et certifiée B Corp.


