PARIS : Société – Maisons closes, Aline Peugeot plaid…
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PARIS : Société – Maisons closes, Aline Peugeot plaide pour un modèle coopératif et sécurisé
Alors que le débat sur la réouverture des maisons closes refait surface via une proposition de loi, l’autrice Aline Peugeot appelle à privilégier l’expérience de terrain pour garantir la sécurité des travailleurs.
Le sujet revient régulièrement dans l’actualité politique française et divise l’opinion. En ce mois de janvier 2026, une proposition de loi émanant du Rassemblement National vise à rouvrir les maisons closes sous la forme d’établissements coopératifs. Face à ce débat souvent polarisé entre indignation morale et arguments sécuritaires, Aline Peugeot, ancienne travailleuse du sexe devenue autrice et conférencière, souhaite apporter un éclairage pragmatique.
Pour celle qui intervient régulièrement sur les questions de société, il est impossible de légiférer efficacement sur ce sujet « sans écouter ceux qui l’ont vécu ». Aline Peugeot (https://www.alinepeugeot.com/) estime que les discussions actuelles évacuent trop souvent les réalités concrètes des personnes concernées au profit de postures idéologiques.
Une exigence de sécurité et d’hygiène
Au-delà du principe de réouverture, c’est le cadre de fonctionnement qui préoccupe l’autrice. Si la réforme doit avoir lieu, elle ne peut faire l’économie de fondamentaux sanitaires et sécuritaires. D’après Aline Peugeot, trois piliers doivent soutenir toute évolution législative : des normes d’hygiène strictes, une protection réelle contre les violences physiques et psychologiques, et un accompagnement adapté.
« La toute première chose, c’est de s’assurer que l’ensemble des acteurs clés sont protégés », souligne l’intervenante. Elle insiste sur la nécessité d’un suivi psychologique pour accompagner des parcours de vie souvent complexes, permettant ainsi de sortir d’une relation purement transactionnelle pour aller vers une approche plus humaine.
Le modèle coopératif comme rempart au proxénétisme
L’angle de la proposition de loi portant sur le statut « coopératif » des établissements retient particulièrement l’attention. Pour Aline Peugeot, ce modèle pourrait permettre de structurer un cadre sans exploitation. Elle défend une abolition affirmée du proxénétisme et refuse toute récupération économique par l’État qui chercherait à tirer profit « de l’argent des passes ».
Dans cette vision, les maisons closes devraient garantir le respect absolu du consentement et des limites de chacun. « Rien ne doit se faire contre la volonté de chacun, le consentement conscient est la base d’une relation saine », précise-t-elle, évoquant notamment la gestion des fantasmes et des jeux de rôles qui, lorsqu’ils sont encadrés, peuvent jouer un rôle d’exutoire social.
Briser les visions manichéennes
L’intervention d’Aline Peugeot vise également à nuancer l’image de la prostitution dans le débat public. Elle regrette que le discours médiatique se focalise souvent sur « l’image de la femme dégradée » ou la caricature du client, ignorant une réalité plus plurielle où se croisent vulnérabilité, désir et parfois une forme d’épanouissement assumé.
« La prostitution n’est pas uniquement un espace de souffrance ou d’exploitation », affirme-t-elle, tout en ne niant pas les violences inhérentes au milieu actuel. Son objectif est d’inviter les législateurs à sortir des slogans pour comprendre la complexité des trajectoires individuelles.
Pour approfondir la réflexion sur ce sujet de société, Aline Peugeot partage son expertise et son vécu à travers ses conférences et ses ouvrages. Plus d’informations sont disponibles sur ses réseaux sociaux, notamment Facebook (https://www.facebook.com/alinepeugeot25/) et Instagram (https://www.instagram.com/aline_peugeot/).