PARIS : Simplification administrative, l’urgence de travail…
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PARIS : Simplification administrative, l’urgence de travailler sur le facteur humain
La simplification qui est un sujet éternel pourtant plus que jamais d’actualité : Cette semaine encore, les PDG de TotalEnergies et EDF ont dénoncé les lourdeurs administratives et réglementaires qui freinent le développement des énergies renouvelables en France.
“Si les choses ne changent pas, avertissent les deux dirigeants, les investissements pourraient se diriger vers des pays plus accueillants.” Donald Trump lui-même a nommé Elon Musk en chevalier blanc de ce sujet et en a fait son cheval de bataille : chaque investisseur arrivant avec 1 milliard de dollars bénéficiera d’un process simplifié !
La lutte contre la bureaucratie est un défi récurrent qui transcende les époques. Si chaque président français, de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron, a tenté de s’attaquer au mille feuille et au mammouth administratif, les résultats semblent encore trop modestes. Régulièrement, on ressuscite le sujet, sans beaucoup de résultat jusque-là.
L’étonnement ? Tellement de préjugés récurrents sur les bureaucrates, si peu de travail sur leur psychologie : Malgré l’importance de ce sujet, les discours qui l’entourent s’indignent, accusent, s’attristent mais peu proposent de solutions innovantes. Ils se résument à des préjugés persistants et souvent réducteurs : l’administration française serait « lourde » et « bedonnante ». Les fonctionnaires ? Des insensibles attachés à leurs règles. Les élites parisiennes ? La source de tous les maux. La solution ? Tailler à la serpe ou à la hache dans les régulations. Ces clichés, bien que puissants émotionnellement, sont surtout injustes et inefficaces pour apporter des solutions.
L’innovation ? L’analyse émotionnelle des situations pour réaliser une simplification durable : La bureaucratisation résulte de dynamiques humaines et de préconceptions culturelles. Chaque règle, aussi pesante ou même redondante soit-elle, a son sens et son utilité pour son législateur, son concepteur, son rédacteur. Ce n’est qu’en estimant, en comprenant et en respectant sa logique qu’on peut la changer voire même l’abandonner. La confiance entre les différentes parties prenantes en est la condition sine qua non.
L’expérience de l’Entreprise Sentimentale : “Dans nos missions de simplification sur des processus bureaucratiques à outrance, où l’inflation de normes est devenue kafkaïenne, on procède par étape : on révèle au grand jour l’absurdité du mille feuille vu du terrain en carottant la réalité vécue (1); on analyse les causes humaines de cette situation, par exemple le manque total de confiance, la croyance dans l’exhaustivité, l’illusion que le travail prescrit se transforme en réalité…(2); on décide alors avec les Dirigeants d’actions emblématiques, symboliques, qu’on teste dans les 3 mois dans la réalité(3). Pragmatiquement on change durablement.”, déclare Ludovic Herman, coach et fondateur de l’Entreprise sentimentale.
“En misant sur la “révélation” des mécanismes humains sources de bureaucratisation on s’assure “que l’herbe bureaucratique ne repousse pas, sinon 2 nouvelles règles naissent quand une règle est supprimée.” déclare un de nos clients connaisseur du sujet. Le travail sur les valeurs et les croyances des bureaucrates (que nous sommes tous en puissance) permet de simplifier durablement”, conclut-il.
A propos de L’Entreprise Sentimentale
Fondée en 2007 par Ludovic Herman, à la sortie du BCG, L’Entreprise Sentimentale est un cabinet de conseil et de coaching individuel et collectif. Son approche éthique, humaine et stratégique permet à ses clients de libérer leur potentiel en matière de performance, d’attractivité et d’impact sociétal. Spécialisé dans le facteur humain, le cabinet aide les entreprises à transformer, engager et développer leurs équipes pour garantir leur pérennité. Depuis 2020, le blog de L’Entreprise Sentimentale, hébergé sur L’Usine Nouvelle, compte plus de 60 articles.