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PARIS : Serge BARCELLINI, Président Général de l’asso…

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PARIS : Serge BARCELLINI, Président Général de l’association « Le Souvenir Français »

Les Harkis sont les buttes-témoins[1] du temps de la décolonisation.

Héritiers d’une ère historique aujourd’hui disparue, ils en portent les stigmates et en sont les victimes expiatoires.

Alors qu’ils faisaient confiance à la France, ils se sentent floués.

Depuis 60 ans, ils se battent eux, leurs enfants et leurs petits-enfants pour être reconnus, sans jamais que les actes de l’État ne leur donnent satisfaction.

Et pourtant, il est nécessaire et urgent d’inscrire pleinement les Harkis, ces supplétifs de l’armée française, dans notre histoire nationale.

À la modeste place qui est la sienne, le Souvenir Français s’y emploie, en sauvegardant dans les cimetières communaux dans lesquels ont été inhumés ceux qui ont pu arriver en France après 1962, les tombes des Harkis de première génération à l’abandon. Ils ne sont pas morts pour la France mais qui peut contester qu’ils ont bien servi notre Nation ?

Un plan de sauvegarde de tombes a été défini par le Souvenir Français en partenariat avec le ministère des Armées (DMCA et ONaCVG) et la

Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et les membres de leurs familles (CNIH).

Mettre en lumière nos pages d’histoire nécessite d’abord de respecter ceux qui en furent les acteurs (et quelquefois les victimes).

La France n’a pas à rougir de son histoire. La France n’a pas à cacher nos « Harkis », ils sont plus que des buttes-témoins, ils sont des acteurs de notre histoire.

[1] Rappel : en terme géologique, une butte-témoin est, selon le Petit Robert, une « Butte représentant, sur une plate-forme démantelée par l’érosion, les restes du relief ancien. »

SOURCE : La lettre n°97 du Souvenir Français.