Passer au contenu principal

PARIS : Sébastien MIOSSEC : « Que la contribution soit just…

Partager :

PARIS : Sébastien MIOSSEC : « Que la contribution soit juste et proportionnée »

Lors de la cérémonie des vœux, les élus d’Intercommunalités de France ont vivement critiqué les ponctions massives inscrites au budget 2026 du Gouvernement.

L’ambiance n’était pas uniquement à la fête ce mardi 27 janvier, à l’occasion de la matinée finances et de la cérémonie des vœux d’Intercommunalités de France. Devant un parterre de 300 personnes, l’association représentant près d’un millier d’intercommunalités a transformé cet événement institutionnel en tribune politique pour marquer son désaccord avec la copie finale du Budget 2026.

Si les vœux sont traditionnellement l’occasion de se projeter, le présent budgétaire pèse lourdement sur les collectivités. Les élus ont insisté sur le caractère inédit des « ponctions massives » imposées par le projet de loi de finances.

Un effort jugé inéquitable

Sébastien Miossec, président délégué de l’association, a profité de la présence de Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, et de Sébastien Martin, ministre de l’Industrie, pour lancer un appel clair. « La contribution doit être juste et proportionnée, et qu’elle n’obère pas tous les efforts mis en œuvre pour relancer l’activité du pays », a déclaré l’élu.

Les chiffres avancés par l’association soulignent une disproportion flagrante : les intercommunalités supporteraient plus de 50 % de l’effort demandé aux collectivités locales, alors qu’elles ne pèsent que pour un quart de la dépense publique locale.

L’industrie et les territoires ciblés

Au-delà des montants globaux, c’est la répartition de l’effort qui inquiète. Selon Intercommunalités de France, ce sont les territoires industriels qui se retrouvent en première ligne, subissant de plein fouet l’accumulation des dispositifs fiscaux défavorables. Une situation paradoxale alors que la réindustrialisation est affichée comme une priorité nationale.

Pédagogie et élections à venir

Malgré ce contexte budgétaire tendu, les élus se tournent vers l’avenir, marqué par les élections municipales et intercommunales de mars prochain. À l’approche du mandat 2026-2032, l’association insiste sur la nécessité de mieux expliquer le fonctionnement du scrutin et le rôle central de l’intercommunalité dans le quotidien des Français.

Pour répondre à ce besoin de pédagogie, une vaste campagne d’information (https://r.news.intercommunalites.fr/mk/cl/f/sh/7nVU1aA2nfsTSzF8F7nyQmiq09OqcBl/ZYpQuXU3GdYK) a été lancée depuis la mi-janvier, visant à éclairer les citoyens sur les enjeux de cet échelon territorial.

Les priorités du futur mandat

Virginie Lutrot, première vice-présidente, a esquissé les grands défis qui attendent les futurs élus. Au cœur des priorités figure la cohésion sociale. « L’intercommunalité en est désormais un maillon essentiel sur les territoires à travers de nouvelles politiques de proximité : les réseaux France services, la santé, la petite enfance, la politique des quartiers », a-t-elle souligné.

L’autre urgence reste environnementale. Qualifiée de « mère des batailles » par Virginie Lutrot, la transition écologique trouve dans l’intercommunalité son échelon opérationnel et son autorité organisatrice. Cependant, l’élue n’a pas caché son « inquiétude face à la réduction des ambitions des politiques nationales et européennes » en la matière.

Intercommunalités de France (www.intercommunalites.fr) fédère aujourd’hui 17 métropoles, 200 communautés d’agglomération, 12 communautés urbaines et 720 communautés de communes, représentant près de 80 % de la population française.