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PARIS : Santé mentale – Quand la formation ne suffit…

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PARIS : Santé mentale – Quand la formation ne suffit plus à endiguer l’épuisement managérial

Face à la persistance de l’épuisement professionnel, Strong Simone Conseil appelle à dépasser les rituels QVCT pour transformer concrètement le travail.

Jamais les entreprises n’ont autant investi dans la santé mentale, la qualité de vie au travail (QVCT) et l’engagement des collaborateurs. Pourtant, en ce mois de mars 2026, un constat amer s’impose sur le terrain : la fatigue ne recule pas. Elle se banalise, s’installe et change de forme, touchant particulièrement la ligne managériale.

C’est ce « grand malentendu » que dénonce Marine Jaïs, fondatrice du cabinet Strong Simone Conseil (https://www.strongsimone.fr), à l’approche de la Semaine QVCT 2026. Selon l’experte, les organisations se trouvent face à une équation devenue intenable : on demande aux managers de prendre soin de leurs équipes au sein d’un système qui les épuise eux-mêmes.

Un paradoxe structurel

Les chiffres et les retours du terrain décrivent une réalité inquiétante. Derrière les conférences inspirantes et les semaines thématiques, le quotidien des encadrants reste marqué par des injonctions contradictoires. « Je sais ce que je devrais faire différemment, mais je n’ai plus l’énergie de le faire », confie un manager accompagné par le cabinet.

Cette phrase résume à elle seule l’impasse actuelle. La QVCT est devenue, dans de nombreuses structures, un « rituel rassurant » qui produit un effet immédiat et parfois salutaire, mais qui échoue à modifier durablement les modes de fonctionnement. « Le travail continue d’user là où il est censé mobiliser », analyse Marine Jaïs. Tant que ces sujets resteront traités comme des thèmes périphériques ou de simples « suppléments d’âme », les organisations continueront de payer le prix fort en matière d’absentéisme et de désengagement.

De l’inspiration à l’entraînement

La critique portée par Strong Simone Conseil ne vise pas l’existence des formations, mais leur méthodologie. Les programmes axés sur le leadership, la gestion du stress ou la communication sont jugés utiles, mais leurs limites apparaissent lorsqu’ils restent déconnectés des contraintes opérationnelles. Le risque est de laisser les managers seuls face à la mise en application, une fois l’enthousiasme de la formation retombé.

Pour sortir de cette « solitude managériale », le cabinet préconise un changement de paradigme radical : passer de la sensibilisation à l’entraînement, et des intentions aux pratiques observables. « Le problème n’est plus de sensibiliser, mais de transformer », insiste la fondatrice.

Une méthodologie ancrée dans le réel

Pour répondre à ces enjeux, la « Méthode Strong Simone® » a été structurée autour de trois piliers, fruits de quinze ans d’observation du travail réel. L’approche refuse les solutions de laboratoire pour privilégier l’expérimentation in situ.

*   Expérimenter : Les participants sont plongés dans des situations concrètes (jeux de rôles, cas réels, serious games) pour provoquer des déclics sur les mécanismes professionnels quotidiens.

*   Ancrer : Pour éviter l’effet « feu de paille », les managers repartent avec des outils opérationnels (le « Strong Kit ») et bénéficient de sessions de co-développement pour ajuster leurs pratiques.

*   Transformer : Chaque groupe s’engage sur des changements concrets à tester sur le terrain, transformant la formation en un engagement suivi dans le temps.

La mesure comme outil de pilotage

L’autre axe majeur défendu pour 2026 est l’objectivation des résultats. Strong Simone Conseil (https://www.strongsimone.fr) souligne que sans mesure, il n’y a pas de transformation crédible. Le déploiement de sondages avant et après les interventions permet de sortir la QVCT du registre du « nice to have » (bon à avoir) pour en faire un levier de performance pilotable.

Les trois fronts prioritaires identifiés pour cette année sont la santé mentale et la prévention des risques psychosociaux, le leadership responsable, ainsi que la cohésion et la communication (feedback et coopération).

Un engagement né du terrain

Fondé en 2018 par Marine Jaïs, coach professionnelle certifiée et ancienne cadre dans les secteurs de la banque et de l’assurance, le cabinet s’appuie sur une conviction née de l’expérience : la performance durable est indissociable de la santé mentale. Le nom de la structure fait d’ailleurs référence à Simone Veil, figure de résilience et d’exigence, symbolisant la capacité à maintenir l’humain au centre des préoccupations, même dans les contextes les plus complexes.