PARIS : Santé gynécologique – Une étude révèle les la…
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PARIS : Santé gynécologique – Une étude révèle les lacunes et idées reçues des 15-28 ans
Une enquête Opinion Way pour Le Lab HEYME expose un décalage majeur entre la confiance affichée des jeunes et leurs connaissances réelles.
Une large enquête menée par Opinion Way pour le fonds de dotation Le Lab HEYME dresse un état des lieux inédit et préoccupant des connaissances des 15-28 ans en matière de santé gynécologique. Si 64 % des jeunes estiment avoir un bon niveau d’information, l’étude révèle des lacunes profondes sur des sujets aussi cruciaux que le cycle menstruel, la contraception, le consentement et le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST).
Un suivi médical tardif et mal appréhendé
Le premier constat de l’étude porte sur un suivi médical qui démarre tardivement. Plus d’une femme sur deux (52 %) a consulté pour la première fois un professionnel de santé pour un suivi gynécologique entre 18 et 24 ans, et 5 % ont même attendu 25 ans ou plus. Cette temporalité inquiète les experts, qui y voient un symptôme d’un manque de repères clairs.
« Le fait que plus d’une femme sur deux consulte pour la première fois un professionnel de santé gynécologique après 18 ans n’est pas anodin. Cela traduit moins un manque d’intérêt qu’un manque de repères et d’informations transmises au bon moment », analyse Céline Berardo, Directrice Générale du Lab HEYME.
« Quand on ne sait pas quand, pourquoi et vers qui se tourner, on reporte », ajoute-t-elle.
Cette méconnaissance se confirme au sujet du frottis du col de l’utérus : si l’examen est connu de nom, 71 % des jeunes ignorent l’âge recommandé pour le premier dépistage et 66 % pensent à tort qu’il doit être réalisé avant 25 ans.
Cycle menstruel et pathologies : des notions encore floues
Les fondamentaux du cycle menstruel restent mal maîtrisés. Seuls 30 % des sondés connaissent sa durée moyenne, que l’échantillon estime en moyenne à 15,8 jours, bien loin de la réalité. De même, à peine un quart des jeunes (26 %) sait combien de phases composent un cycle.
Concernant les pathologies, la notoriété de l’endométriose (connue par 86 % des sondés) contraste avec celle du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), dont seulement 62 % ont entendu parler. Bien que les principaux symptômes (règles douloureuses, difficultés à concevoir) soient globalement identifiés pour les deux maladies, la connaissance reste superficielle.
Consentement et contraception : des progrès face à des dérives inquiétantes
Si la pilule et le préservatif sont connus de la quasi-totalité des jeunes, des confusions dangereuses persistent. Plus d’un jeune sur deux (55 %) pense à tort que les méthodes dites « naturelles » (retrait, calendrier) sont efficaces pour éviter une grossesse. Du côté des hommes, une tendance positive émerge : 39 % se disent prêts à utiliser d’autres moyens de contraception masculine.
Le sujet du consentement révèle des failles alarmantes, notamment chez les plus jeunes. Alors que 78 % le définissent correctement, 11 % des 15-28 ans estiment que le consentement est permanent une fois donné, un chiffre qui grimpe à 22 % chez les collégiens et lycéens. Pour 13 %, il peut être donné sous l’influence de l’alcool ou de drogues.
« La majorité des jeunes a intégré les grands principes du consentement, et c’est une avancée importante. Mais l’étude montre aussi des incompréhensions très préoccupantes, surtout chez les plus jeunes », alerte Céline Berardo.
« Quand un collégien ou un lycéen pense que le consentement est permanent ou qu’il ne peut pas être retiré pendant l’acte, ce n’est pas une dérive isolée : c’est le symptôme d’un manque d’éducation claire, continue et incarnée », poursuit-elle.
IST : le dépistage, parent pauvre de la prévention
Enfin, l’étude souligne un paradoxe en matière d’infections sexuellement transmissibles. Si le VIH et le HPV sont bien identifiés, des idées fausses circulent : 41 % des collégiens et lycéens pensent qu’il existe un vaccin contre le VIH.
Surtout, le passage à l’acte du dépistage reste très insuffisant : seuls 41 % des 15-28 ans déclarent s’être déjà fait tester pour une IST. Ce chiffre atteint péniblement 48 % chez les 25-28 ans. Par ailleurs, la vaccination contre le HPV, essentielle dans la prévention du cancer du col de l’utérus, ne concerne que 54 % des jeunes informés sur le sujet, un chiffre très en deçà des objectifs de santé publique.
À propos du Lab HEYME
Lancé en 2017, Le Lab HEYME est un fonds de dotation dédié à la promotion de la santé, avec un accent particulier sur la santé féminine. Il développe des actions de prévention à destination des jeunes et de leur entourage (familles, éducateurs, professionnels).
Le Lab HEYME adopte une approche positive et accessible pour aborder les grands enjeux de santé publique, comme l’illustre cette étude. Plus d’informations sont disponibles sur le site https://lelab.heyme.care/.
L’enquête a été réalisée en ligne du 26 janvier au 6 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1003 Français âgés de 15 à 28 ans.
via Presse Agence.


