PARIS : Santé au travail – 43 % des Français se rende…
Partager :
PARIS : Santé au travail – 43 % des Français se rendent au bureau même malades
Une enquête dévoilée ce lundi par l’entreprise OberA révèle que près de la moitié des salariés français continuent de fréquenter leur lieu de travail malgré des symptômes grippaux, soulignant un manque criant de réflexes préventifs efficaces.
La culture du présentéisme a la vie dure dans l’Hexagone. Alors que les virus respiratoires circulent activement en cette période hivernale, le bon sens sanitaire semble s’effacer devant les habitudes professionnelles. Selon un sondage réalisé en janvier 2026 auprès de plus de 4 000 personnes, 43 % des Français déclarent aller travailler même lorsqu’ils sont malades, souffrant de toux ou de rhume.
Le présentéisme, un risque pour le collectif
L’étude met en lumière un comportement à risque profondément ancré : seuls 25 % des sondés choisissent de rester chez eux lorsqu’ils présentent des symptômes, tandis que 29 % adaptent leur décision selon le contexte. Ce flou artistique favorise la circulation des virus au sein des entreprises. D’après des données de la Dares citées dans l’analyse, plus d’un quart des jours de maladie se traduisent par une présence physique au travail.
Ce réflexe de « venir quand même » impose une responsabilité accrue sur l’environnement de travail. Pourtant, la gestion de la contagion reste aléatoire. « Entre réponses partielles et inaction, la prévention repose encore trop souvent sur un jugement individuel peu efficace », note le rapport.
Des gestes barrières incomplets
Face à un collègue malade, les réactions des salariés privilégient l’hygiène individuelle plutôt que la protection collective contre les aérosols. Si 53 % des personnes interrogées déclarent se laver ou se désinfecter les mains plus souvent et 41 % gardent leurs distances, les mesures les plus efficaces contre les maladies respiratoires restent minoritaires.
Le port du masque, par exemple, n’est adopté que par 18 % des collaborateurs en présence d’un collègue symptomatique. De même, l’aération renforcée des locaux, pourtant cruciale en milieu clos, n’est un réflexe que pour 27 % des sondés. Plus inquiétant, 37 % des participants avouent une certaine forme de passivité : 25 % « font avec » sans rien changer à leurs habitudes, et 12 % ne font rien du tout.
L’angle mort de la qualité de l’air
L’enquête, commandée par OberA (https://obera.fr/), spécialiste alsacien des solutions de traitement de l’air industriel, insiste particulièrement sur la méconnaissance des stratégies de purification de l’air. La solution optimale, consistant à combiner de courtes aérations régulières et l’utilisation d’un purificateur d’air, n’est plébiscitée que par 31 % des répondants.
La moitié des Français se limitent à une action unique, souvent insuffisante, comme ouvrir la fenêtre malgré la pollution ou le froid, ou utiliser un purificateur seul. Face aux microbes, l’hésitation domine, laissant le champ libre aux contaminations croisées dans les bureaux, les ateliers ou les commerces.
Méthodologie
Cette enquête a été réalisée en ligne en janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 4 102 personnes résidant en France, selon la méthode des quotas. OberA, fondée en 2017, conçoit et distribue des équipements de traitement de l’air et de confort thermique pour les environnements professionnels.