PARIS : Saint-Valentin – Les menottes remplacent les…
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PARIS : Saint-Valentin – Les menottes remplacent les roses chez les jeunes Parisiens
Une nouvelle étude dévoilée par la marque LELO révèle que près de 40 % des jeunes Parisiens privilégient désormais l’audace et le BDSM au romantisme traditionnel pour la Saint-Valentin.
L’image d’Épinal du Paris romantique, faite de dîners aux chandelles et de baisers sur les ponts de la Seine, semble avoir vécu. À l’approche du 14 février, une enquête menée par l’institut Censuswide offre un éclairage nouveau sur les habitudes intimes des habitants de la capitale. Si la série *Emily in Paris* continue de véhiculer une vision glamour et fleur bleue de la ville, la réalité des chambres à coucher, notamment chez les jeunes générations, s’avère bien plus aventureuse.
Emily in Paris face à la réalité
Le contraste est saisissant entre la fiction et les pratiques réelles. Alors que la saison 5 de la série à succès met en scène des déclarations enflammées, les données recueillies en octobre 2025 auprès de 1 000 Parisiens montrent une appétence marquée pour des expériences plus corsées. Selon cette étude commanditée par LELO (https://www.lelo.com/fr/come-in-paris), marque suédoise d’accessoires intimes apparaissant d’ailleurs dans le septième épisode de cette même saison, 37,9 % des 25-34 ans se disent attirés par le BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme), le fétichisme ou le jeu de rôle.
Pour cette génération des « Millennials », le romantisme ne se limite plus aux codes classiques. L’audace et l’exploration sensorielle redéfinissent les contours de la fête des amoureux, reléguant le traditionnel bouquet de roses au second plan.
Un fossé générationnel marqué
L’enquête met en lumière une véritable fracture entre les générations. Si près de quatre jeunes adultes sur dix plébiscitent ces pratiques alternatives, l’intérêt chute drastiquement avec l’âge. Chez les 45-54 ans, ce taux descend à 16,5 %, pour s’effondrer à 8,1 % chez les plus de 55 ans.
Cette libération des mœurs chez les plus jeunes se traduit concrètement dans l’équipement des ménages. Ainsi, 55,7 % des 25-34 ans possèdent au moins un accessoire intime. L’inventaire des tables de chevet parisiennes est révélateur : 16,4 % des sondés détiennent des menottes, accessoire phare de la tendance, tandis que 10,3 % utilisent des masques pour jouer sur la privation sensorielle.
La pop culture comme catalyseur
Comment expliquer une telle évolution ? Plusieurs facteurs sociétaux entrent en ligne de compte. L’influence de la culture populaire est indéniable. Des œuvres littéraires et cinématographiques comme *Cinquante Nuances de Grey*, et plus récemment l’intégration de ces thématiques dans des séries grand public, ont largement contribué à normaliser ces conversations.
Parallèlement, les mouvements féministes ont replacé le plaisir, notamment féminin, au centre des débats, transformant l’achat d’accessoires en un acte assumé plutôt qu’un tabou. « Paris se revendique capitale de l’amour, mais nos chiffres montrent qu’il y a encore du chemin à parcourir côté plaisir assumé. La bonne nouvelle ? Les nouvelles générations changent la donne », a déclaré Amandine Ranson, responsable marketing et communication de LELO en France.
Une capitale encore prude ?
Malgré cette dynamique portée par la jeunesse, Paris conserve une certaine retenue globale. Sur l’ensemble de la population interrogée, seuls 41,5 % des Parisiens déclarent posséder un sextoy. Un chiffre qui nuance la réputation sulfureuse de la Ville Lumière, mais qui suggère également un potentiel d’évolution important.
Pour Amandine Ranson, la fête des amoureux reste un moment privilégié pour franchir le pas : « La Saint-Valentin est le moment idéal pour oser, que ce soit en couple ou en solo. Offrir un sextoy, c’est offrir du temps pour soi, de la complicité, de l’exploration. C’est un cadeau qui dit : ton plaisir compte ». Cette année, les chocolats risquent donc de rester chez le confiseur au profit d’accessoires plus connectés.