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PARIS : Rester parents malgré l’incarcération

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PARIS : Rester parents malgré l’incarcération

Dans notre dernier numéro, nous avons exploré mille et une manières de faire famille aujourd’hui. Et vous, quelle est la vôtre ?

Malgré les obstacles, des initiatives et des personnalités mises en lumière dans ce huitième numéro essaient, à leur manière, de créer, recréer ou d’entretenir ces liens qui font famille.

C’est le cas des Relais Parents Enfants (REP) qui donnent la possibilité à un enfant de se rendre au parloir d’une prison pour échanger avec son parent incarcéré. Ou encore l’association Parrains par Mille, qui propose des parrainages élargissant les frontières de ce que signifie « faire famille ».

­Les Relais Parents Enfants (REP) permettent de maintenir le lien entre un enfant et son parent incarcéré. En Isère, notamment, des bénévoles accompagnent les enfants aux parloirs et favorisent le dialogue.

« Notre grand souci, c’est que l’enfant sorte de son silence et fasse entendre à ses parents ce qu’il en est pour lui », confie Martine Noally, présidente de l’association iséroise. Souvent tout le monde pense qu’il va bien. Mais ce silence peut être la couverture d’une tristesse ou d’une dépression. »

Le Relais Parents Enfants travaille beaucoup autour de la parole. En essayant que la relation soit suffisamment bonne pour que l’enfant s’autorise à s’exprimer. « Parfois, ils ont des paroles très décapantes pour les parents, en leur faisant réfléchir à ce qu’ils leur donnent à vivre : “C’est quand que t’arrêtes de boire ?” ou “Est-ce qu’en sortant tu vas arrêter de taper maman ?”. »

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