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PARIS : Réforme du CAPEPS – Le SNEP-FSU alerte sur le sort de 3 000 étudiants en STAPS
Le syndicat SNEP-FSU dénonce les effets de la nouvelle réforme du concours d’enseignant d’EPS, laissant des milliers d’étudiants sans solution.
Le Syndicat National de l’Éducation Physique (SNEP-FSU) tire la sonnette d’alarme concernant les conséquences de la réforme de la formation initiale des enseignants. Dans un communiqué, l’organisation syndicale pointe une situation critique pour les étudiants de la filière STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), avec des milliers de jeunes désormais dans une impasse académique et professionnelle.
Un nouveau concours aux conséquences directes
Au cœur du problème se trouve la mise en place du nouveau concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE) et du Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique et Sportive (CAPEPS), désormais organisé en troisième année de licence. Censée renforcer l’attractivité du métier d’enseignant, cette réforme produit, selon le syndicat, des effets pervers pour la filière STAPS, et plus particulièrement pour les inscrits en licence mention « Éducation-Motricité ».
Le SNEP-FSU dénonce un bilan alarmant qu’il avait anticipé depuis plusieurs mois.
« Nos alertes se concrétisent, à ce jour plus de 3 000 étudiant.es de cette licence sont non-lauréat.es du nouveau concours (CAPEPS) et restent sans proposition de poursuite d’étude », précise le syndicat dans sa communication.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle contrevient, selon l’organisation, aux obligations légales des universités qui doivent proposer des solutions de réorientation ou de poursuite de cursus à leurs étudiants.
L’avenir de toute une filière menacé
Au-delà du drame personnel vécu par ces 3 000 étudiants, le SNEP-FSU y voit une menace structurelle pour l’ensemble de la filière STAPS. Le syndicat estime que la mise en œuvre de la réforme, aggravée par le « déficit budgétaire de toutes les universités », remet directement en question la pérennité de ce cursus qui forme non seulement les futurs enseignants d’EPS, mais aussi de nombreux professionnels des métiers du sport à des niveaux BAC+3 et BAC+5.
L’organisation syndicale craint que cet affaiblissement de l’offre universitaire publique ne profite à des acteurs privés. Elle redoute une « amplification du développement de l’enseignement supérieur privé et autres officines », qui pourraient capter les étudiants laissés pour compte sans offrir les mêmes garanties de qualité et d’universalité que le service public.
Une attractivité paradoxalement mise à mal
Le paradoxe soulevé par le SNEP-FSU est saisissant : une réforme conçue pour attirer des vocations aboutirait à fragiliser une filière qui, jusqu’à présent, était l’une des plus attractives de l’enseignement supérieur. Le syndicat rappelle en effet que la licence STAPS ne connaissait pas de crise de recrutement, bien au contraire.
Afin d’exposer en détail les mécanismes et les effets de cette réforme, le SNEP-FSU a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse. L’objectif sera de détailler « les causes, les mécaniques et les effets néfastes de cette nouvelle réforme du concours pour les étudiant.es et la filière STAPS ». Le syndicat entend ainsi mobiliser l’opinion et les pouvoirs publics pour trouver des solutions urgentes pour les étudiants concernés et préserver l’avenir de la formation en éducation physique et sportive en France.
Le SNEP-FSU est la principale organisation syndicale des enseignants d’Éducation Physique et Sportive. Plus d’informations sont disponibles sur son site officiel (https://www.snepfsu.net/).
via Presse Agence.


