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PARIS : Qui veut la peau des Chambres consulaires ?

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PARIS : Qui veut la peau des Chambres consulaires ?

Valérie Six, Conseillère régionale des Hauts-de-France.

Fruits de la volonté du monde entrepreneurial de s’engager pour nos territoires, les beffrois d’inspiration flamande des chambres de commerce et d’industrie de Lille ou de Tourcoing ont autrefois dominé les horizons économiques du Nord, porteurs avec eux d’un cortège de créations d’entreprise, de formations et du développement de filières et d’infrastructures.

Comme partout en France, suite aux mesures gouvernementales, nos chambres de commerce ont connu une saignée sans précédent et ont su, malgré tout, maintenir leur budget public en 2024, mais elles devront encore lutter pour assurer leur pérennité. En dix ans, les deux tiers des ressources publiques se sont évaporés. Les réseaux consulaires ont pourtant prouvé leur efficacité au cœur de la crise de la COVID, ou celle des inondations, en démontrant leur force d’action au dernier kilomètre et, à mes yeux, ils n’entrent pas en rivalité avec les collectivités locales. À titre d’exemple, il y a à ce jour 166 conventions avec les conseils régionaux. D’ailleurs, les schémas de développement régionaux sont réalisés en collaboration avec les chambres de commerce et d’industrie.

La question fondamentale reste celle des nouvelles menaces financières qui planent sur la préparation du projet de loi de finances pour 2025, menaces qui risquent d’asphyxier définitivement nos CCI.

Notre position est très claire : le renouveau économique de notre pays et de nos territoires doit s’orchestrer main dans la main avec le monde économique. Celui-ci a prouvé sa capacité d’investissement, son adaptabilité et son agilité. Pour preuve, citons les créations de Supinfocom (1988) et Supinfogame (2001), devenus Rubika, deux établissements rattachés à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Grand Hainaut qui ont démontré l’excellence française et internationale en matière de formation aux jeux vidéo, au design numérique et à l’animation 3D.

Quel autre acteur local, de proximité, connaissant parfaitement son territoire, aurait demain cette agilité pour créer de telles formations innovantes, capables d’assurer notre avenir économique ?

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine