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PARIS : Quel impact projeté du choc d’Ormuz sur la rentabil…

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PARIS : Quel impact projeté du choc d’Ormuz sur la rentabilité du blé français ?

L’objectif de cette modélisation cartographique, réalisée en partenariat avec AB Pictoris[1], est de proposer une première mesure de l’onde de choc économique provoquée par la crise géopolitique dans le détroit d’Ormuz[2] sur la ferme céréalière française.

L’exercice met en exergue une chute de la marge brute à l’hectare dans tous les départements pour la culture de blé, faisant craindre une baisse de la production si la crise venait à se poursuivre plus longuement.

Ce que montrent les cartes : un écrasement systémique de la rentabilité

L’analyse visuelle des deux cartes révèle la vulnérabilité de la céréaliculture française face à sa dépendance aux engrais azotés importés :

En 2025 (année de référence) : La carte affiche une rentabilité normale, basée sur les prix du blé et de l’urée en 2025. La marge brute dépasse largement les 800 à 1 000 €/ha dans les grands bassins de production. Ce niveau est crucial : il permet à l’agriculteur de couvrir ses charges de structure (fermage, mécanisation, MSA) et de dégager un revenu. 35 départements, situés dans des régions peu productrices de blé, se situent en dessous du seuil de 800 €/ha. À l’inverse, 59 départements présentent des marges brutes de plus de 800 €/ha, et 35 d’entre deux de plus de 1 000 €/ha.

En 2026 : Pris en tenaille un cours du blé relativement bas et l’explosion de l’urée (Figure 1), l’ensemble du territoire s’effondre. La crise gomme les avantages agronomiques régionaux : même les terres les plus fertiles (Beauce, Picardie) voient leur marge divisée par deux. Seulement 2 départements (Nord et Pas-de-Calais) présentent une marge brute de plus de 800 €/ha (respectivement 822 et 814 €/ha).

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SOURCE : Agriculture Stratégies – Newsletter n°67.