PARIS : Dénatalité – Familles de France appelle à une…
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PARIS : Dénatalité – Familles de France appelle à une politique familiale « ambitieuse et bienveillante »
Face à une chute historique des naissances, l’association Familles de France plaide pour une politique familiale universelle et ambitieuse.
Le constat, dressé le 5 mai 2026 par le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, est sans précédent. En 2025, la France a connu 644 000 naissances, un chiffre en baisse de près d’un quart par rapport à 2010. Fait plus marquant encore, le nombre de décès a pour la première fois dépassé celui des naissances depuis la Seconde Guerre mondiale.
Face à ce qu’elle qualifie de « choc substantiel », l’association Familles de France a réagi ce mercredi en appelant à une refonte complète et courageuse de la politique familiale.
Un diagnostic partagé, des remèdes jugés insuffisants
Le rapport du Haut-Commissariat ne se contente pas d’alerter ; il esquisse des pistes, comme l’extension du congé de naissance ou la garantie d’un mode de garde pour chaque enfant dès l’âge d’un an. Si Familles de France salue ces orientations, l’association les juge incomplètes.
Selon elle, elles ne répondent pas à la question fondamentale : « pourquoi les Français ont-ils moins d’enfants qu’ils ne le souhaitent ? ».
Pour l’organisation, la réponse ne peut être uniquement technique ou économique, mais doit s’inscrire dans une vision globale de la place des familles dans la société.
Permettre à chacun de réaliser son projet parental
L’association défend une politique familiale qu’elle veut « universelle et ambitieuse ».
L’objectif affiché est clair : que les contraintes, qu’elles soient financières, liées au logement, à la garde d’enfants ou à l’organisation professionnelle, ne constituent plus un obstacle à la parentalité.
« Aujourd’hui encore, trop de familles renoncent ou reportent leur projet d’enfant faute de conditions favorables. Avoir un enfant ne doit pas devenir un risque », insiste le communiqué.
Cela passe, selon l’association, par des engagements publics forts et pérennes : un soutien financier universel, un accès facilité à des logements familiaux adaptés, une offre de garde équitablement répartie sur le territoire et des conditions de travail réellement compatibles avec la vie de famille.
Revaloriser la parentalité face au courant « no kids »
Au-delà des aspects matériels, Familles de France pointe une dégradation du regard porté sur la parentalité. L’association s’oppose fermement au courant du « no kids », qui tend à présenter l’enfant comme une contrainte incompatible avec l’épanouissement personnel.
« Être parent, c’est aussi une source de joie, de sens et d’engagement », rappelle l’organisation, qui appelle à redonner confiance aux couples et à valoriser l’acte de fonder une famille.
Pour ce faire, Familles de France souligne l’importance de reconnaître les familles non comme des assistées, mais comme des acteurs essentiels dont les choix doivent être respectés et les engagements valorisés.
Des freins économiques et logistiques persistants
L’association met en garde contre la tentation d’utiliser la crise démographique comme un prétexte à un affaiblissement du modèle social.
« On ne relance pas la natalité en créant de l’insécurité », prévient-elle.
Au contraire, la stabilité économique et sociale est vue comme le socle permettant aux familles de se projeter.
Deux points d’achoppement majeurs sont identifiés. D’une part, la promesse d’un mode de garde pour tous, bien que jugée indispensable, risque de rester un vœu pieux sans un financement national clairement identifié et solidaire pour corriger les fortes inégalités territoriales. D’autre part, le coût de la garde d’enfants pour les classes moyennes reste un obstacle majeur, le crédit d’impôt actuel étant jugé insuffisant.
Familles de France appelle à une refonte des aides pour qu’elles soient alignées sur les coûts réels, affirmant qu’à « revenu égal, ceux qui élèvent la France de demain ne doivent pas être pénalisés ».
En conclusion, face à l’ampleur du défi, l’association appelle à faire de la politique familiale une grande cause nationale.
Non pour « contraindre », mais pour « permettre ». Non pour « gérer le déclin », mais pour « redonner aux familles les moyens de choisir leur avenir ».
via Press Agence.


