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PARIS : Protection de l’enfance – Le groupe RDSE alerte sur le sort de 380.000 mineurs
Le groupe RDSE au Sénat dénonce les failles du système de protection des mineurs et réclame un sursaut parlementaire pour 380.000 enfants victimes.
Alors que le Parlement examine de nouveau la question cruciale de la protection des mineurs, le groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) au Sénat tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jour, les sénateurs estiment qu’il n’est « plus tolérable que des enfants victimes de violences restent trop souvent sans protection, sans réponse rapide, et sans accompagnement digne de ce nom ». Un chiffre choc est mis en avant pour souligner l’urgence : 380.000 mineurs en France auraient un besoin immédiat de protection renforcée.
Des défaillances institutionnelles persistantes
Les récents débats à la chambre haute ont, selon le groupe, confirmé l’urgence d’agir. Le constat est sévère et pointe de multiples failles dans la chaîne de protection : détection des violences insuffisante, contrôle lacunaire des personnels en contact avec les enfants, transmission défaillante des informations entre les services compétents, et prise en charge inadéquate des victimes.
Le communiqué insiste sur les conséquences dramatiques de ces manquements.
« Chaque retard, chaque silence, chaque défaillance institutionnelle peut coûter des années de reconstruction à un enfant », précise le groupe RDSE.
Pour les sénateurs, la République ne peut plus se permettre de demander aux victimes de patienter pendant que les procédures administratives et judiciaires s’enlisent.
Un devoir républicain au-delà de la gestion administrative
Le groupe RDSE rappelle que la protection de l’enfance transcende les simples enjeux techniques ou de gestion. Il s’agit d’un principe fondamental et d’une responsabilité collective.
« La protection de l’enfance n’est ni un sujet technique, ni un simple enjeu de gestion administrative. C’est un devoir républicain absolu », affirme le communiqué.
Protéger un enfant, c’est avant tout lui garantir que l’État se positionnera sans ambiguïté du côté de sa parole, de sa sécurité et de sa dignité. Cela implique, selon le groupe, la mise en place de contrôles plus stricts, l’allocation de moyens renforcés et l’application de sanctions réellement dissuasives pour tous ceux qui manquent à leur obligation de signalement et de protection.
Un appel à un sursaut collectif et à des mesures fortes
Face à cette situation jugée critique, le groupe sénatorial lance un appel à un « sursaut collectif » et exhorte le Parlement à aller au bout de cette exigence de protection. Les demi-mesures ne sont plus acceptables. Les élus réclament des actions concrètes : des dispositifs législatifs clairs, des contrôles sur le terrain qui soient effectifs, une meilleure coordination entre tous les acteurs (justice, services sociaux, éducation, santé) et, surtout, une priorité absolue donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant dans toutes les décisions.
Le groupe RDSE conclut en réaffirmant son engagement constant sur ce sujet, considérant que la véritable force d’une République se mesure à sa capacité à défendre ses citoyens les plus vulnérables.
via Presse Agence.

