PARIS : Première exposition « Tu me regardes », par Gerda P…
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PARIS : Première exposition « Tu me regardes », par Gerda PALIUSYTE
Durant tout cet été, et pour la toute première fois, le Jeu de Paume prend ses quartiers à Paris Plages !
Il dévoile une sélection de près de 20 clichés de la capitale au bord de l’eau, signés de grands noms de la photographie.
C’est aussi l’occasion de découvrir la création en ligne inédite de l’artiste française Marie Lelouche, « Quasi-things Simulator ». À la manière d’un jeu-vidéo, elle propose une exploration d’un paysage aride et inhospitalier questionnant nos perceptions sensorielles à l’ère du changement climatique.
À Tours, le Jeu de Paume invite les visiteurs à (re)dévouvrir les expositions de la saison contemporaine – Juliette Agnel et Gerda Paliušyte – et à Reims, il convie les amateurs de photographie et de sports avec l’exposition « Histoire de sports ».
En attendant la réouverture du centre d’art, toute l’équipe vous souhaite un bel été et vous donne rendez-vous fin septembre pour un week-end d’anniversaire inoubliable !
Dans le cadre de la Saison de la Lituanie en France 2024, le Jeu de Paume présente une exposition consacrée à l’artiste lituanienne Gerda Paliušytė au Château de Tours du 14 juin au 10 novembre 2024. Le travail de Gerda Paliušytė (née en 1987 et basée à Vilnius, en Lituanie) se décline dans différents médiums — film, photographie, installation — et représente souvent des scènes de la vie. En recourant à une gamme variée de pratiques documentaires et de modes d’enregistrement du réel ainsi qu’au docufiction, l’artiste explore diverses formes de relation et de construction de la réalité sociale. Elle s’intéresse aux accords tacites, au mystère et à la fragilité qui sous-tendent l’existence en commun, mais aussi au désir de nouer des liens.
Pour sa première exposition en France, « Tu me regardes », Gerda Paliušytė présente deux séries photographiques — Guys [Mecs] (commencée en 2021) et Blue Flowers [Fleurs bleues] (amorcée en 2022) — qu’elle a conçues pour être exposées ensemble, comme une seule œuvre. Elle y établit un dialogue à distance entre des fragments de corps masculins nus, presque fondus dans leur environnement, et des macrophotographies de fleurs dont les pétales ont été peints en bleu afin de les rendre plus attrayantes. À la limite du reconnaissable, les formes et les textures de ces corps humains et végétaux mêlent érotisme et abstraction et invitent à un rapprochement tout en empêchant celui-ci.
L’artiste détourne les genres conventionnels — le nu, la photographie de fleurs — pour en faire des leurres et, par là même, interroger les canons de la représentation : les thèmes et objets d’attention que sont le masculin et le féminin, leur dépendance à l’égard des circonstances sociopolitiques extérieures ainsi que de la tradition. Dans Guys, la relation entre la photographe et le sujet photographié n’est pas figée, et la nudité, au lieu de se prêter à une contemplation voyeuriste, devient la manifestation d’une présence intime. Quant aux images agrandies de la série Blue Flowers, elles mettent en suspens les attentes liées à la technique de la macrophotographie : par leurs couleurs et leurs contours flous, elles se refusent à la netteté parfaite.
SOURCE : Les actualités du Jeu de Paume – juillet-août 2024.