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PARIS : Pouvoir d’achat, l’épargne en tête des…

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PARIS : Pouvoir d’achat, l’épargne en tête des priorités

Les Français privilégient l’épargne face à un pouvoir d’achat sous tension.

Après une fin d’année marquée par un retour aux achats plaisir, les Français adoptent une attitude plus prudente en ce début d’année. L’épargne devient une priorité, reflétant une préoccupation croissante face à des marges budgétaires réduites.

Une épargne qui reprend de la vigueur

En mars 2025, 46% des Français déclarent pouvoir épargner, une progression d’un point par rapport à décembre 2024. Cette tendance marque le niveau le plus élevé observé en mars depuis le lancement du baromètre. Face à une hypothèse de +500 € mensuels, les Français alloueraient en moyenne 195 € à l’épargne, devant les achats de nécessité (194 €) et les achats plaisir (111 €). C’est la première fois en trois ans qu’un budget hypothétique plus important est consacré à l’épargne plutôt qu’aux dépenses contraintes.

Une amélioration légère mais inédite du moral

Malgré cette prudence, un regain de moral se dessine : 33% des Français déclarent un état d’esprit positif, le niveau le plus élevé enregistré à cette période depuis le début du baromètre. L’adjectif « serein » connaît la plus forte progression (+3 points), tout comme les sentiments de « confiance » et de « satisfaction ». Les jeunes de moins de 35 ans se montrent particulièrement optimistes, avec 44% d’entre eux citant au moins un qualificatif positif (+6 points par rapport à décembre 2024). Cependant, des disparités subsistent selon le genre : les hommes sont davantage enclins à citer des qualificatifs positifs (39% contre 26%), tandis que les femmes se montrent plus pessimistes (79% contre 67%).

Sous le moral, la réalité des comptes : des marges de manœuvre en recul

En dépit de cette légère amélioration du moral, les marges de manœuvre budgétaires se réduisent. 67% des Français déclarent pouvoir financer leurs dépenses jusqu’à la fin du mois (-3 points), et 64% indiquent pouvoir vivre décemment (-4 points). La capacité à faire plaisir à ses proches chute de 7 points, illustrant une tension persistante sur les budgets.

Inflation en transformation, pouvoir d’achat toujours en tension

L’inflation poursuit sa baisse réelle, et les Français commencent à en percevoir les effets : le niveau moyen d’inflation ressenti descend à 14% (-2 points). Cependant, un décalage subsiste entre cette tendance globale et la pression toujours perçue sur certaines dépenses du quotidien. Les achats plaisir n’ont jamais paru aussi chers, atteignant leur plus haut niveau depuis 2023 (68%, +4 points). Les achats contraints restent largement perçus comme en hausse : 77% des Français le constatent, dont 43% estiment que les prix augmentent fortement. Ce contraste entre un ralentissement global de l’inflation et une pression persistante sur certains postes de dépenses pourrait expliquer un recul des intentions de modification d’achat à court terme, désormais à 67%, soit le score le plus bas depuis le début du baromètre.

Méthodologie

L’étude repose sur un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, composé de 1 057 personnes. Les interviews ont été réalisées du 26 au 27 février 2025, selon la méthode des quotas, en tenant compte des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Source : Sondage OpinionWay pour Bonial.

Accès à l’étude : Etude Barometre Pouvoir dachat_vague 13_Opinionway pour Bonial 2025-1-3