PARIS : Pouvoir d’achat – Jean-Pierre FARANDOU…
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PARIS : Pouvoir d’achat – Jean-Pierre FARANDOU soutient les mères isolées et les modestes
Dès le 1er avril 2026, la réforme portée par le ministre du Travail revalorise la prime d’activité avec un gain moyen de 50 euros, ciblant prioritairement les femmes et les familles monoparentales.
C’est un arbitrage budgétaire attendu qui va changer le quotidien de nombreux foyers varois. Suite à l’adoption du budget 2026 par l’Assemblée nationale le 2 février dernier, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, a confirmé la mise en œuvre d’une revalorisation significative de la prime d’activité. Dans un contexte économique où chaque euro compte, le gouvernement déploie une enveloppe destinée à soutenir ceux qui travaillent mais peinent à boucler les fins de mois.
Pour Jean-Pierre Farandou, cette mesure est avant tout un message de reconnaissance : « C’est une mesure de soutien à leur pouvoir d’achat et de considération vis-à-vis de leurs efforts ». L’objectif affiché est clair : garantir que le travail rémunère toujours plus que l’inactivité.
Une aide cruciale pour les familles monoparentales.
Si la réforme concerne 3 millions de ménages, elle prend une résonance particulière pour les femmes, qui représentent aujourd’hui 57 % des bénéficiaires de cette prestation. Cette surreprésentation s’explique structurellement par des revenus salariaux souvent plus faibles et un recours plus fréquent aux temps partiels.
Le dossier de presse du ministère met en lumière une réalité sociologique forte : 22 % des foyers allocataires sont des familles monoparentales. Pour ces mères qui élèvent seules leurs enfants, le dispositif prévoit des mécanismes de solidarité renforcés. La prime peut ainsi être majorée temporairement pour les parents isolés, notamment en cas de séparation ou pour les femmes enceintes isolées, assurant un filet de sécurité durant 12 mois ou jusqu’aux trois ans du plus jeune enfant.
Des gains concrets pour le portefeuille.
Au-delà des pourcentages, quel sera l’impact réel sur le compte en banque des Varois au printemps prochain ? La réforme permet à de nouveaux profils d’entrer dans le dispositif grâce au relèvement des plafonds.
Le cas d’Amélie, présenté par les services de l’État, est particulièrement parlant. Cette mère isolée avec deux enfants à charge, percevant un salaire de 2 068 euros nets par mois, ne touchait rien jusqu’à présent. À partir d’avril 2026, elle bénéficiera de 68 euros par mois. Une somme non négligeable pour gérer l’intendance du foyer. De même, un couple avec deux enfants où seule la femme travaille pour un salaire de 1 854 euros nets (cas de Sophie et Jean) verra sa prime passer de 436 euros à 490 euros, soit un gain de 54 euros mensuels.
Il est à noter que la prime d’activité cesse d’être versée au-delà d’environ 2 000 euros nets pour une personne seule sans enfant, ou 3 450 euros pour un couple mono-actif avec deux enfants.
Vers une simplification administrative en 2027.
Cette revalorisation n’est qu’une première étape. Jean-Pierre Farandou regarde déjà vers l’horizon 2027 avec une ambition de simplification massive. Le ministre portera prochainement un projet de loi créant une « Allocation de solidarité unifiée » (ASU). Ce dispositif regroupera la prime d’activité, le RSA et les APL.
L’objectif est de mettre fin au non-recours aux droits grâce à un « compte social unique » en ligne. Cette plateforme permettra à chaque citoyen d’avoir une vision claire de ses ressources. En attendant cette refonte structurelle, la revalorisation d’avril 2026 constituera un ballon d’oxygène immédiat pour les travailleurs modestes, confirmant la volonté de l’État de faire du gain au travail la boussole de sa politique sociale.