Passer au contenu principal

PARIS : Portrait de restaurateurs, la jeunesse qui ose !

Partager :

PARIS : Portrait de restaurateurs, la jeunesse qui ose !

Deux cousins, une ambition : réinventer le bistrot parisien au Touvabien.

Un bistrot authentique au cœur du Quartier Latin

Au cœur des ruelles animées du Quartier Latin, à deux pas du Panthéon, une adresse fait vibrer les cœurs et les papilles : le Touvabien. Plus qu’un simple bistrot, c’est une véritable déclaration d’amour à Paris et à sa tradition culinaire, portée par deux cousins aux parcours complémentaires et audacieux : Matteo Gueniche (25 ans) et Romain Rivalant (26 ans).

Le Touvabien, c’est l’alliance parfaite entre tradition et modernité, un lieu où l’on célèbre l’épicurisme avec des produits locaux et une cuisine simple mais savoureuse. Pas de floritures inutiles ici, mais du vrai, du bon, du simple : une carte de bistrot dans son plus bel appareil, avec des plats comme l’œuf mayo, le pâté en croûte, le tartare ou le croque, sublimés par la patte du jeune chef Gaspard Narcy. Côté cave, une sélection affûtée de vins vivants accompagne chaque plat, pour célébrer les saveurs au fil des saisons.

Une histoire de rencontres et de liens

Au-delà de la cuisine, le Touvabien est avant tout une affaire de rencontres et de convivialité. Dans cette salle où l’on se tutoie naturellement, le comptoir devient le théâtre d’échanges animés. Matteo et Romain cultivent une vision de la restauration où la chaleur humaine prime sur le superficiel, un état d’esprit hérité de leur jeunesse, de leurs voyages et de leur fibre entrepreneuriale.

Leur pari ? Réinventer le bistrot parisien en lui redonnant son âme d’antan, tout en y ajoutant une touche de modernité. Un défi osé dans une époque où la restauration se réinvente constamment, mais un pari réussi, tant leur approche séduit les amateurs de bons vivants.

Deux parcours complémentaires pour un projet commun

Matteo, autodidacte du monde de la restauration, a fait ses classes dans des établissements variés, d’un bar à vin à un palace parisien, avant de s’envoler pour l’Amérique du Sud, où il a nourri son envie d’entreprendre. Romain, formé à Ferrandi, a quant à lui roulé sa bosse à l’étranger, participant à de grandes ouvertures de restaurants et peaufinant son art de la salle. Le déclic est venu avec la découverte d’un bistrot de quartier, un repaire de bons vivants à l’âme intacte mais en quête d’un second souffle. En reprenant cette institution de la rue d’Ulm, Matteo et Romain ont su insuffler un vent de jeunesse à l’esprit bistrotier, tout en restant fidèles à ses racines.

Leur recette pour tenir dans un marché ultra-concurrentiel ?

« On mise sur ce qu’il y a de plus intemporel : la chaleur humaine. Les clients reviennent non seulement pour ce qu’ils ont bien mangé, mais aussi pour l’accueil, l’ambiance. Un bon plat s’oublie s’il est mal servi. Un sourire, ça reste », explique Matteo.

Et pour ceux qui souhaitent entreprendre dans la restauration, Romain conseille : « Ne pas chercher l’originalité à tout prix. Ce qui compte, c’est la cohérence. Faire simple, mais bien, c’est souvent plus difficile qu’innover. Nous, on a voulu un bistrot qui ressemble à ce qu’on aime : un lieu où l’on se sent bien ».

Un portrait à croquer

Matteo et Romain incarnent cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui ne veut plus choisir entre tradition et modernité, mais qui construit son propre modèle, en restant fidèle à son instinct. Leur aventure au Touvabien est la preuve que l’authenticité et la convivialité restent des valeurs intemporelles, même dans un marché en pleine mutation.

Informations pratiques :