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PARIS : Poids du réglementaire et efforts des filières

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PARIS : Poids du réglementaire et efforts des filières

Aux première loges de la transition écologique, l’agriculture est singulièrement exposée au risque d’« inflation verte ».

Mais toute la chaîne alimentaire dépend d’elle, et doit en assumer solidairement les contraintes. En en finissant avec la pression sur les prix et exigences moindres à l’import. Entretien avec Olivier Dauger, élu référent climat énergie carbone de la FNSEA.

Comment la FNSEA évalue-t-elle les retombées des réglementations environnementales sur la compétitivité des exploitations agricoles françaises ?

Olivier Dauger : La réglementation environnementale a freiné le développement des capacités de production des agriculteurs, dont les concurrents internationaux ne connaissent pas les mêmes normes. Elle a conduit à une déprise de la production agricole au profit d’une hausse des importations, sans que l’environnement en sorte gagnant. La FNSEA reconnaît la nécessité des transitions environnementales, qui répondent à une attente légitime et sont un facteur de compétitivité à long terme, car les pratiques agricoles dépendent aussi de la qualité des sols ou du climat. Plutôt qu’adopter une écologie normative voire punitive, les pouvoirs publics doivent aider les exploitants à faire de la transition une opportunité économique.

Justement, quelle est votre regard sur ces politiques publiques ?

O. D. : On ne peut que constater un grand décalage entre des objectifs ambitieux et la réalité des moyens mobilisés. L’évaluation économique des surcoûts est absente des processus de planification écologique. Cette déconnexion d’avec la réalité économique est incompréhensible pour la profession agricole.

Par exemple ?

O. D. : La Stratégie nationale bas carbone¹ demande de réduire de 30 % la consommation des engrais azotés de synthèse ou d’atteindre 21 % de surfaces en agriculture biologique d’ici à 2030. L’agriculture biologique est en crise depuis plusieurs années, faute d’une demande suffisamment forte, ce qui se traduit par une stagnation voire une réduction des surfaces. On ne peut pas attendre des transformations aussi massives sans proposer de solutions aux agriculteurs.

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SOURCE : ILEC – La Voix des marques.