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PARIS : Négociations 2026, ce que les données Circana d’avril ne cachent pas

Les négociations commerciales 2026 avaient, selon plusieurs déclarations publiques de distributeurs – en particulier Michel-Édouard Leclerc évoquant une hausse des prix en rayon « de 1 à 1,5 % » à l​‌’issue des négociations, reprise par la presse économique – laissé entrevoir une progression modérée mais positive des prix dans les grandes surfaces¹.

Les données Circana de la dernière période disponible racontent une tout autre histoire. Et les chiffres de panel, eux, ne se négocient pas².

Sur l​‌’ensemble du périmètre Infoscan Circana, tous circuits confondus, l​‌’inflation à un mois ressort à – 0,2 % en avril 2026, aussi bien sur le total grande distribution que sur le seul périmètre alimentaire². Les marques nationales reculent de – 0,2 % , quand les marques de distributeur n​‌’abaissent leurs prix « que » de – 0,1 % ². L​‌’écart entre les annonces de fin de négociation et la réalité constatée en rayon ne renvoie donc pas à un biais de mesure : il reflète un décalage structurel. Quand les prix baissent après un cycle de négociation censé les avoir relevés, la question de la transparence sur les résultats des accords commerciaux se pose d​‌’elle-même.

Un alimentaire en désinflation diffuse

Sur le périmètre alimentaire, la photographie en avril est cohérente avec les constats institutionnels établis à l​‌’issue des négociations annuelles : le bilan 2026 piloté par le Médiateur des relations commerciales agricoles fait état d​‌’une quasi-stabilité des prix alimentaires en grandes surfaces, avec une variation moyenne de l​‌’ordre de + 0,05 % seulement après la clôture des discussions tarifaires³. Les relevés Circana confirment ce diagnostic.

Il convient toutefois de préciser un point de méthode : le périmètre « Infoscan alimentaire » retenu par Circana intègre le DPH. Pour l​‌’alimentaire au sens strict – épicerie, liquides et frais libre-service – les prix des marques nationales sont quasi stables, à respectivement + 0,1 % , 0,0 % et 0,0 % ². C​‌’est donc bien sur le DPH que se concentre l​‌’essentiel du signal déflationniste de la période.

Dans le détail des rayons alimentaires, l​‌’épicerie affiche une inflation quasi nulle à + 0,1 % , portée principalement par les marques nationales, à des niveaux proches entre épicerie salée et sucrée². Les frais libre-service poids fixe cèdent légèrement à – 0,1 % , tandis que les liquides sont globalement stables, à 0,0 % sur la période². À l​‌’intérieur de ce rayon, les boissons rafraîchissantes sans alcool et les eaux enregistrent des évolutions très modérées et plutôt orientées à la hausse, quand les spiritueux et champagnes sont en léger repli, ce qui contribue à lisser l​‌’ensemble². Cette photographie d​‌’ensemble dessine un alimentaire en désinflation diffuse.

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SOURCE : ILEC – La Voix des marques.