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PARIS : Movember, perdre du poids pourrait améliorer la dys…

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PARIS : Movember, perdre du poids pourrait améliorer la dysfonction érectile, selon une étude

À l’occasion du mois de Movember et du Mois de la sensibilisation à la santé masculine, cette dernière est plus que jamais au cœur des discussions.

Si l’on célèbre volontiers moustaches et sensibilisation au cancer de la prostate, un sujet reste largement tabou : les troubles de l’érection. Pourtant, leur fréquence ne cesse d’augmenter et ils constituent un indicateur précieux de la santé globale.

C’est dans ce contexte que ZAVA, expert en téléconsultation médicale proposant notamment des services en santé masculine et en perte de poids, souhaite apporter un éclairage approfondi sur le lien entre poidsdysfonction érectile et bien-être général.

Qu’est-ce que les troubles de l’érection ?

Les troubles de l’érection (ou dysfonction érectile) se définissent par l’incapacité à obtenir ou à maintenir une érection suffisamment ferme pour un rapport sexuel satisfaisant. Ce, pendant 3 mois au moins et de manière quasi systématique

En France, six hommes sur dix (61%) indiquent avoir déjà rencontré ce problème au cours de leur vie, un chiffre en hausse depuis quinze ans. Les causes sont multiples : stress, dépression, prise de médicaments, maladies cardiovasculaires, atteintes neurologiques, diabète ou encore suites d’opérations de la prostate.

Dans de nombreux cas, la dysfonction érectile est liée à une mauvaise irrigation sanguine du pénis, souvent due à des artères rétrécies. Il s’agit même parfois du premier signe visible d’une maladie cardiovasculaire plus globale. Et de fait, chez jusqu’à 30 % des hommes consultant pour dysfonction érectile, ce symptôme constitue le premier signe d’une maladie cardiovasculaire non encore diagnostiquée.

Ainsi, la dysfonction érectile ne se limite pas à une question de performance sexuelle : elle est un marqueur de santé systémique, signalant que le cœur, les vaisseaux et le métabolisme sont peut-être en souffrance.

Le poids, un facteur clé trop souvent sous-estimé

Le surpoids et l’obésité sont désormais identifiés comme des facteurs de risque indépendants de la dysfonction érectile. En effet, une recherche montre qu’environ 79 % des hommes souffrant de troubles de l’érection présentent un surpoids ou une obésité.  Une autre étude confirme cette corrélation, révélant que les hommes obèses présentent un risque de dysfonction érectile trois fois plus élevé que ceux ayant un poids considéré comme normal.
Mais alors, perdre du poids peut-il améliorer la fonction érectile ? 

Une analyse publiée en 2022 apporte des éléments déterminants. Elle a recensé cinq essais randomisés portant sur 619 hommes en surpoids ou obèses. Elle montre que la perte de poids améliore la fonction érectile : en comparaison d’un groupe témoin, les participants ayant perdu du poids ont amélioré leur score de la fonction érectile après une perte de poids moyenne de 18 kg. 

Les chercheurs y rappellent que l’excès de graisse abdominale diminue le taux de testostérone, hormone essentielle au désir et à la qualité de l’érection. Le surpoids favorise également une inflammation chronique, qui fragilise les vaisseaux sanguins, y compris ceux du pénis impliqués dans la fonction érectile.

L’étude montre notamment que :

  • Les hommes ayant perdu du poids ont observé une amélioration significative de leur fonction érectile ;
  • Plus de 30 % des participants ayant perdu en moyenne 15 kg sur deux ans ont retrouvé une fonction sexuelle normale ;
  • À l’inverse, seul 1 homme sur 20 du groupe n’ayant pas perdu de poids a constaté une amélioration.

Autrement dit : perdre du poids, c’est renforcer la circulation sanguine, restaurer l’équilibre hormonal, et améliorer la qualité des érections, tout en s’attaquant à la racine des maladies cardiovasculaires.

Comment perdre du poids ?

Adopter une démarche efficace requiert plusieurs mesures :

  • Tout d’abord, une alimentation équilibrée est indispensable : privilégier les aliments peu transformés, riches en fibres, limiter les calories de façon modérée et durable.
  • Pratiquer une activité physique régulière, même modérée (marche rapide, vélo, natation) aide non seulement à brûler des calories, mais aussi à améliorer la santé cardiovasculaire et métabolique.
  • Surveiller sa santé cardiovasculaire : pression artérielle, glycémie, cholestérol et triglycérides sont tous des marqueurs de risque pour l’érection. Une augmentation du tour de taille est un signe avant-coureur : ce surplus graisseux favorise la rigidité artérielle et réduit le flux sanguin.
  •  Ne pas négliger la santé mentale : stress, dépression ou troubles du sommeil augmentent le risque de comportement alimentaire délétère, comme le grignotage, et la sédentarité, ce qui crée un cercle vicieux

Dans certains cas, un médecin peut également prescrire des traitements favorisant la perte de poids, notamment des analogues du GLP-1. Ces traitements aident à réguler la glycémie, réduire l’appétit, modifier la réponse hormonale intestinale, et indirectement contribuer à la réduction de poids, ce qui peut à son tour améliorer la fonction érectile.

“Ozempic penis” : mythe ou réalité ?

Depuis quelque temps, sur les réseaux sociaux, un phénomène viral suggère que les injections destinées à la perte de poids augmenteraient la taille du pénis, un phénomène surnommé « Ozempic penis ».

Pourtant, les experts médicaux s’accordent pour dire qu’il n’existe aucune preuve scientifique d’un allongement du pénis induit par ces traitements. « Ozempic penis » n’est pas un effet secondaire officiellement reconnu et il n’existe pas de mécanisme biologique connu permettant aux agonistes du GLP-1 de stimuler la croissance des tissus génitaux.

Alors pourquoi cette croyance ? Les explications sont multiples :

  • Premièrement, la perte de graisse pubienne ou abdominale libère visuellement une plus grande partie du pénis qui était « enfoui » dans la ceinture adipeuse.
  • Deuxièmement, l’amélioration de la circulation sanguine consécutive à une meilleure santé métabolique peut permettre des érections plus fermes, ce qui à son tour peut donner l’impression d’un « pénis plus grand ».
  • Troisièmement, un aspect psychologique : retrouver confiance en soi après une perte de poids modifie la perception corporelle, ce qui joue sur l’image que l’on a de son propre corps.

Il est donc prudent de voir cette croyance comme une combinaison de facteurs visuels, vasculaires et psychologiques, plutôt que comme un effet direct du médicament.

Docteur Sophie Albe-Ly, médecin généraliste chez ZAVA ajoute : 

« Les troubles de l’érection sont un sujet délicat et complexe, mais fondamental. Nous savons aujourd’hui qu’agir sur le poids corporel peut réellement améliorer la sexualité masculine, et cela va bien au-delà de la simple performance. Il s’agit de : confiance en soi, santé vasculaire et métabolique, qualité de vie.

Beaucoup d’hommes vivent cela dans le silence par honte, alors que les troubles érectiles sont souvent un signal d’alerte utile. En parler et consulter n’est pas une faiblesse, c’est un acte de prévention.

Bien sûr, la prise en charge n’est pas unique : elle passe par l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress, et, lorsque c’est requis, un accompagnement médical. Perdre du poids n’est pas une fatalité, mais un levier. Et souvent, c’est le début d’un diagnostic plus large, d’un changement de vie. 

Ce mois-ci, encourageons les discussions, brisons le tabou et soutenons la santé masculine ».

ZAVA

https://www.zavamed.com/fr/dysfonction-erectile.html