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PARIS : Mobilité étudiante – Une étude révèle l’exode annuel de 110 000 bacheliers
Une étude de LBA (Les Belles Années) révèle que 110 000 bacheliers quittent chaque année leur académie, créant une forte tension sur le logement.
Alors que la phase d’admission principale de Parcoursup s’achèvera le 11 juillet prochain, la question de la mobilité étudiante se pose avec acuité. Une étude exclusive publiée ce jour par LBA (Les Belles Années), filiale du Groupe Valority et opérateur de résidences étudiantes, met en lumière un phénomène massif : chaque année, près de 110 000 nouveaux bacheliers sont contraints de quitter leur académie d’origine pour poursuivre leurs études supérieures. Basée sur l’analyse des données Parcoursup de 2021 à 2025, cette enquête dévoile les contours d’un des plus grands mouvements de population en France, marqué par de profondes inégalités territoriales et une pression locative croissante.
L’étude, qui porte sur les 485 250 néobacheliers admis en 2025, montre que ce chiffre de 110 000 départs annuels constitue un plancher statistique, la mobilité réelle étant encore plus importante en incluant les étudiants en apprentissage ou recrutés hors plateforme.
De grands pôles universitaires toujours plus attractifs
Malgré une augmentation de 12 % du nombre de formations proposées sur Parcoursup en cinq ans, la géographie de l’attractivité universitaire reste polarisée. En volume, l’Île-de-France (académies de Paris, Créteil et Versailles regroupées) arrive en tête avec 19 319 étudiants accueillis d’une autre académie. Elle est suivie de Lyon (12 803) et Lille (8 383).
Cependant, en proportion, Lyon s’impose comme le pôle le plus attractif du pays : 41 % de ses nouveaux étudiants viennent d’une autre académie, contre 26 % pour l’agglomération parisienne. D’autres métropoles comme Toulouse, Nantes, Montpellier, Bordeaux ou Rennes affichent également un fort pouvoir d’attraction national. À l’inverse, certaines académies comme Créteil, Versailles ou Nancy-Metz peinent à attirer au-delà de leur vivier local, avec moins de 20 % d’admis extérieurs. L’étude note aussi le rayonnement notable de villes intermédiaires comme Limoges, où 43 % des admis sont issus d’une autre académie, ou encore Reims (32 %).
Des filières qui dictent la mobilité
Le choix de la filière est un facteur déterminant de la mobilité. Les écoles d’ingénieurs sont en tête, avec 45 % de leurs admis qui changent d’académie, suivies de près par les écoles de commerce (43 %). À l’opposé, les formations courtes et professionnalisantes comme le BTS (14 %) ou les études de santé (PASS, 13 %) favorisent une inscription de proximité.
Toutefois, en chiffres absolus, c’est la Licence qui génère le plus grand nombre de départs. En 2025, elle a été à l’origine de 39 891 déménagements, représentant plus d’un tiers de la mobilité totale des néobacheliers. L’étude observe par ailleurs un léger recul de la mobilité dans la plupart des filières, un mouvement particulièrement marqué dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) avec une baisse de 6 points, conséquence directe de la régionalisation des concours infirmiers depuis 2022.
Logement étudiant : une course contre la montre estivale
Cet afflux massif et simultané d’étudiants met les marchés locatifs des grandes villes sous une tension extrême chaque été. Selon la Cour des Comptes, l’offre de logements dédiés ne couvre que 11 % des besoins. Pour les résidences gérées par LBA, le ratio était de 18 demandes pour un logement loué en 2025. La tendance pour la rentrée 2026 s’annonce tout aussi tendue, avec déjà 27 300 demandes enregistrées fin mai, avant même la publication des résultats de Parcoursup.
« Les chiffres révèlent une demande structurelle, indépendante des cycles immobiliers : chaque année, environ 110 000 nouveaux étudiants doivent trouver un toit dans une ville qu’ils ne connaissent pas – et ils s’ajoutent à des dizaines de milliers d’autres candidats locataires sur la même fenêtre de juin à octobre », analyse Morgane Bentata, directrice de LBA.
Elle poursuit : « Pour les familles, le calendrier est tendu : entre l’annonce du 2 juin et la rentrée, il faut compter deux mois pour boucler un logement, dans des marchés où les meilleures annonces partent en quelques heures. Notre réseau de résidences étudiantes couvre précisément les villes où atterrit la grande majorité de ces jeunes. »
À propos de LBA (Les Belles Années)
Gestionnaire de résidences étudiantes depuis 2010 et filiale du Groupe Valority, LBA (Les Belles Années) gère un parc de 79 résidences implantées dans 31 villes françaises. Situées à proximité des campus et des transports, les résidences s’appuient sur des partenariats avec les principaux promoteurs immobiliers nationaux tels que Bouygues, Nexity, Vinci ou Eiffage.
Le site de l’opérateur est accessible à l’adresse suivante : https://www.lesbellesannees.com/.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
