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PARIS : Mira Douchka MARKOVIAC : « La protection des animaux transcende les clivages partisans »
Le Parti animaliste investit 68 villes pour les municipales 2026 via des alliances transpartisanes et deux listes autonomes pour doubler ses élus.
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le paysage politique local voit se confirmer la montée en puissance d’une thématique longtemps jugée annexe : la condition animale. Le Parti animaliste annonce sa présence dans 68 communes françaises, affichant une stratégie pragmatique mêlant alliances ciblées et listes autonomes. L’objectif est clair pour la formation politique : peser sur les décisions locales et doubler son nombre d’élus.
Une stratégie d’alliance transpartisane
Le parti déploie 66 listes d’alliance réparties sur l’ensemble du spectre politique. Selon les données communiquées par la direction du mouvement, ces accords se divisent équitablement : un tiers avec la gauche, un tiers avec les écologistes et un tiers avec la droite (ainsi que le centre). Cette répartition arithmétique vise à démontrer que la cause animale n’est la chasse gardée d’aucun camp.
Pour les responsables du parti, cette approche « transpartisane » est la condition sine qua non de l’efficacité politique locale. La protection des animaux est présentée comme une valeur refuge, un terrain d’entente capable de réunir des élus aux sensibilités économiques et sociales divergentes.
« Notre présence sur ces listes n’est pas une union mais le résultat d’une alliance, d’un compromis, d’une envie de travailler ensemble. C’est entrer là où se décide l’action publique pour y faire entendre une voix indépendante, exigeante, exclusivement tournée vers les animaux », explique Mira Douchka Markovic, responsable des Municipales 2026 et coprésidente du parti.
Elle ajoute : « Sans élu animaliste autour de la table, la cause animale n’y est tout simplement pas représentée. Nos alliances […] sont la démonstration que la protection des animaux est une valeur humaine et partagée qui transcende les clivages partisans ».
Sète et Paris comme vitrines de l’autonomie
Au-delà des alliances, le Parti animaliste teste sa capacité de mobilisation en solitaire avec deux listes autonomes. À Sète (Hérault), une liste « 100 % animaliste » menée par Josiane Amarger a réussi le tour de force de réunir 43 candidats en moins de deux semaines. Dans le 9ème arrondissement de Paris, une liste citoyenne sera conduite par Grégory Moreau.
Ces candidatures isolées ont pour vocation de servir de vitrine programmatique. Elles permettent au parti de présenter un projet municipal complet, démontrant que la condition animale peut servir de fil directeur à l’ensemble de l’action publique locale, de la gestion des espaces verts à la sécurité, en passant par l’éducation.
Vous pouvez consulter la liste complète des candidats sur le site officiel (https://parti-animaliste.hosting.augure.com/Augure_MatrisPA/default.ashx?Id=09c94f80-8575-4e28-ab47-f2e29212bd4a).
Cantines et cohabitation urbaine
Le programme défendu par les candidats s’appuie sur les leviers concrets dont disposent les mairies. L’alimentation figure en bonne place des priorités, avec l’introduction de repas végétaux dans les cantines scolaires et la restauration collective. L’objectif est d’utiliser la commande publique pour accélérer la transition alimentaire.
Un autre axe majeur concerne la « cohabitation urbaine ». Le parti prône l’abandon des politiques de destruction systématique des animaux dits liminaires (pigeons, renards, sangliers) au profit de méthodes fondées sur la science, comme la contraception ou l’aménagement de l’habitat.
Vers une santé globale
Le programme intègre également le concept « One Health » (Une seule santé), qui lie la santé humaine à celle des animaux et des écosystèmes. Cela se traduit par des propositions d’aménagements urbains favorisant la biodiversité, tels que des refuges pour pollinisateurs ou des couloirs écologiques. Enfin, sur le volet sécurité et prévention, le mouvement souhaite la mise en place de dispositifs municipaux pour repérer et intervenir contre la maltraitance animale, en lien étroit avec les associations locales.
Le programme complet est accessible en ligne : parti-animaliste.fr/programme-municipales-2026.


