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PARIS : Max BAUER : « Rétablir l’autorité de l’…

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PARIS : Max BAUER : « Rétablir l’autorité de l’État est une urgence nationale ! »

Face aux violences post-victoire du PSG, le syndicaliste Max Bauer, qui exerce dans le Var, dénonce une impunité inacceptable et exige une réponse politique de tolérance zéro.

La célébration d’une victoire historique du Paris Saint-Germain en Ligue des champions s’est transformée en scènes de chaos, révélant, selon l’ancien syndicaliste agricole Max Bauer, « une fracture profonde de notre société ».

Dans une tribune virulente, celui qui est aujourd’hui engagé en politique territoriale dresse un constat sévère de ce qu’il qualifie de « nuit de honte » et appelle à un sursaut républicain pour mettre fin à l’impunité.

Un bilan accablant et une violence systémique

« Le bilan humain et matériel des débordements est lourd : 780 interpellations, 457 gardes à vue, 219 blessés dont huit grièvement, et un mort. À cela s’ajoutent des centaines de véhicules incendiés et des commerces pillés. Pour Max Bauer, ce déchaînement de violence n’a rien d’un accident. Il y voit la manifestation d’un phénomène devenu systématique, où « une minorité violente impose sa loi, détruit, agresse, défie l’autorité ».

Selon lui, la récurrence de ces actes s’explique par une raison simple : les auteurs savent qu’ils ne risquent que peu de sanctions. Cette situation engendre une insécurité grandissante et une « violence psychologique qui s’installe » chez les citoyens, minant la confiance collective », explique Max Bauer, syndicaliste agricole du Var, engagé en politique pour le territoire.

Une rupture d’égalité qui fragilise l’État

Max Bauer pointe du doigt ce qu’il considère comme une « incohérence de la réponse publique ». Il met en parallèle la « fermeté totale » de l’État face à des mouvements sociaux comme ceux des agriculteurs ou des Gilets jaunes, et une tolérance de fait envers les « casseurs connus, attendus, identifiés ».

« Cette rupture d’égalité devant l’ordre public alimente un sentiment d’injustice profond », écrit-il.

Il estime que cette politique à deux vitesses fragilise la crédibilité de l’État et installe l’idée que la loi ne s’applique pas de la même manière pour tous. L’auteur cite également l’attitude du député Karl Olive, filmé en train de célébrer la victoire sur le capot d’une voiture à Poissy.

Si l’élu a qualifié l’affaire de « polémique à deux balles », Max Bauer y voit le symptôme d’une perte de repères au sommet de l’État : « Quand les repères vacillent en haut, ils se brouillent partout ».

Tolérance zéro : des propositions pour une réponse ferme

Face à ce constat, Max Bauer avance plusieurs propositions pour une réponse politique forte. Il appelle d’abord à rétablir la certitude de la sanction judiciaire. Pour lui, toute personne identifiée, notamment grâce à la vidéosurveillance, doit être jugée rapidement et punie par des peines de prison fermes et immédiatement exécutées pour les faits de violences, de pillages ou d’attaques contre les forces de l’ordre.

Sur le plan financier, il prône une responsabilité totale, exigeant que « chaque dégradation doit être intégralement remboursée ».

Il insiste sur la responsabilisation des parents pour les actes commis par leurs enfants mineurs.

Enfin, il appelle à un durcissement de l’arsenal législatif, avec la création de circonstances aggravantes automatiques pour les violences commises en marge d’événements publics, l’instauration de peines minimales et la garantie d’une exécution rapide des décisions de justice.

« La tolérance zéro doit sortir du discours pour entrer dans le droit », martèle-t-il.

Un appel au soutien des forces de l’ordre

Dans ce contexte, la tribune souligne l’impératif de soutenir sans faille les forces de sécurité.

« Nos forces de l’ordre, nos gendarmes, nos sapeurs-pompiers interviennent dans des conditions de plus en plus périlleuses », rappelle Max Bauer.

Il dénonce une « inversion morale inacceptable » où les citoyens honnêtes subissent les conséquences tandis que « les casseurs s’enrichissent de l’impunité ».

Son propos se conclut par un appel solennel et urgent à l’action.

« La République vacille. Elle doit se redresser. Maintenant. Ou jamais ! »

Max Bauer, syndicaliste agricole varois, engagé en politique du territoire via Presse Agence.