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PARIS : Max BAUER : « Non à la division et à la haine, oui…

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PARIS : Max BAUER : « Non à la division et à la haine, oui au respect des urnes ! »

Le syndicaliste agricole Max Bauer lance un appel à la responsabilité et au respect du suffrage universel face aux discours qui fragilisent la démocratie.

Dans une tribune engagée, le syndicaliste agricole Max Bauer alerte sur la fragilisation du pacte républicain et appelle à un sursaut collectif pour préserver les fondements de la démocratie française. Face à la montée des rhétoriques de confrontation, il rappelle que le respect du verdict des urnes constitue la pierre angulaire de la vie politique et de la cohésion nationale.

Le suffrage universel, socle de la légitimité républicaine

Max Bauer entame sa réflexion en soulignant que la République ne peut être un concept à géométrie variable. Elle repose sur des principes intangibles, au premier rang desquels figure le suffrage universel.

Citant le général de Gaulle, il martèle que « le suffrage universel est la source de toute légitimité ».

Par conséquent, toute remise en cause de ce fondement, même indirecte, représente une menace directe pour l’équilibre démocratique du pays.

La démocratie, insiste-t-il en s’appuyant sur la célèbre formule d’Abraham Lincoln, est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Cette définition implique une acceptation inconditionnelle des règles du jeu par tous les acteurs, y compris lorsque les résultats électoraux ne sont pas conformes à leurs attentes ou à leurs convictions personnelles.

Mise en garde contre une rhétorique de la confrontation

Le syndicaliste pointe du doigt plusieurs prises de position récentes qui, selon lui, participent à un climat de tension délétère pour le débat public.

Il revient notamment sur la déclaration controversée de Jean-Luc Mélenchon, « La République, c’est moi ! ».

Pour Max Bauer, cette formule interroge sur le rapport de certains responsables politiques aux institutions et à l’État de droit.

« Dans une démocratie, la République ne s’incarne pas dans une personne, mais dans un ensemble de règles, de contre-pouvoirs et de principes partagés », analyse-t-il.

De la même manière, il exprime sa préoccupation face aux déclarations de Bagayoko évoquant la possibilité d’une « insurrection populaire » en cas de victoire électorale du Rassemblement national. Une telle posture, qui oppose la rue aux urnes, entretient une « confusion préoccupante entre contestation démocratique et remise en cause du verdict électoral ».

Pour appuyer son propos, il convoque la sagesse d’Albert Camus : « on ne construit rien de durable sur la colère ».

L’impératif de la cohésion à l’approche de 2027

À l’approche des importantes échéances électorales de 2027, Max Bauer juge essentiel d’éviter toute rhétorique de division.

Il met en garde contre la tentation de nourrir des « clivages artificiels, qu’ils soient sociaux, territoriaux ou politiques », qui ne font qu’affaiblir la cohésion nationale et détourner l’attention des débats de fond.

La démocratie, rappelle-t-il, ne peut prospérer dans un climat de disqualification systématique de l’adversaire ou de dramatisation permanente des enjeux politiques. Elle suppose au contraire le pluralisme, l’acceptation de l’alternance et le respect des opinions divergentes.

En conclusion, Max Bauer lance un appel solennel à la responsabilité et à la mesure.

« La République exige responsabilité, mesure et respect. Respect des institutions, respect du débat démocratique, et, surtout, respect du suffrage universel. C’est à cette condition qu’elle demeure vivante et fidèle à ses principes ».

Il termine par une exhortation citoyenne : « Ensemble, faisons battre le cœur de la démocratie. Par notre engagement et notre vote, faisons grandir la République. La République, c’est chacun de nous » !

via Press Agence.